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Internationaux des États-Unis

Serena Williams en quelques déclarations chocs

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Serena Williams, qui a mis un terme vendredi à sa phénoménale carrière forte de 23 Majeurs, n'a jamais eu la langue dans sa poche. Voici quelques-unes de ses déclarations chocs:

Sur sa carrière

«Ce que j'en dis, c'est que j'aurais dû terminer avec plus de 30 titres du Grand Chelem», dans le magazine Vogue en août 2022.

«J'ai construit ma carrière en canalisant la colère et le négatif pour en faire quelque chose de positif», dans Vogue en août 2022.

«Il faut un instinct de tueur. Il faut tout faire pour montrer qu'on n'a rien à perdre et qu'on est imprévisible, non seulement pour que l'adversaire s'en rende compte, mais pour s'en convaincre soi-même», dans son autobiographie en 2009.

«La peur a toujours compté dans ma vie. Sans la peur, sans le doute, sans l'inconfort... que nous reste-t-il à surpasser? La peur de l'échec est toujours en moi», dans le docu-série de HBO Being Serena en 2018.

«Être Serena, c'est être une championne. Il n'y a pas d'autre Serena. Parfois, j'essaye d'être si humble que j'en oublie tout ce que j'ai accompli», durant l'Open d'Australie 2017.

«Je n'attends pas de cérémonie, de dernier moment sur le court. Je ne veux pas que ça s'arrête mais, en même temps, je suis prête pour la suite», dans Vogue en août 2022.

Sur l’arbitrage

«Je te jure que je vais t'enfoncer la balle jusqu'au fond de ta **** de gorge», à un juge de ligne qui lui avait annoncé une faute de pied durant la demi-finale de l'US Open 2009.

«Cette balle était tellement bonne. Qu'est-ce qui se passe? Elle n'était pas faute. Dans quelle langue je dois le dire?», à l'arbitre en demi-finale de l'US Open 2004.

«Ne me regarde même pas. Tu es pleine de haine. Tu es très laide à l'intérieur», à l'arbitre de la finale de l'US Open 2011 qui l'avait pénalisée d'un point pour avoir gêné son adversaire d'un cri avant la fin de l'échange.

Sur sa maternité

«Mon bébé adoré, tu m'as donné une force que je ne soupçonnais pas avoir. Tu m'a enseigné la véritable signification de la sérénité et de la paix. J'ai hâte de te rencontrer. J'ai hâte que tu rejoignes la tribune des joueurs l'an prochain. Mais le plus important, c'est que je suis tellement heureuse de pouvoir partager avec toi le fait d'être la N.1 mondiale. De la part de la plus vieille N.1 mondiale à la plus jeune, ta maman», dans une lettre à sa fille encore à naître publiée sur son compte Instagram en avril 2017.

Sur la parité et son origine ethnique

«Pourquoi, quand une femme est passionnée, est-elle considérée comme émotive, folle et irrationnelle, alors qu'un homme est considéré comme passionné et fort?», dans Harper's Bazaar en juillet 2019.

«J'ai ressenti un manque de respect par un sport que j'aime... En essayant de m'endormir, je me posais des questions en boucle: comment peut-on me priver d'un jeu en finale d'un Grand Chelem? Si j'avais été un homme, est-ce que ça se serait passé de la même façon?», au sujet de la finale de l'US Open 2018 perdue face à Naomi Osaka, dans Harper's Bazaar en juillet 2019.

«Je suis revenue en pensant appartenir à la race la plus forte de l'histoire de l'humanité. Et quand j'ai repris ma raquette, je me suis imaginée dans une de ces pièces sombres des châteaux d'esclaves... J'ai tracé une ligne allant du Ghana au Michigan, à la Californie, à la Floride, à l'Australie... et je me suis dit : "Non, on ne nous entravera pas"», après avoir vu les vestiges de la traite des esclaves en Afrique, dans son autobiographie en 2009.

«L'ironie de cette lutte est immense. Survivre à tout ça pour se retrouver écrasé sur un autre continent. Pour se faire arracher encore sa dignité, son individualité, sa liberté», à propos des esclaves qui ont survécu au voyage depuis l'Afrique, dans son autobiographie en 2009.

«Le jour où j'arrêterai de me battre pour la justice envers les gens qui me ressemblent, sera le jour où on m'allongera dans ma tombe», après sa défaite en finale de Wimbledon 2019 contre Simona Halep.