Alouettes de Montréal

Alouettes : pas à vendre, pour le moment

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MONTRÉAL – Le commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF), Randy Ambrosie, n’a pas discuté de la possibilité d’une vente des Alouettes avec les principaux propriétaires de l’organisation montréalaise.

En début de semaine, Gary Stern a décidé de se retirer de la gestion quotidienne de l’équipe et de renoncer à son poste au sein du conseil des gouverneurs du circuit. C’est la succession de son défunt beau-père, Sid Spiegel, qui a pris la gestion des «Als» en main, elle qui possède 75% des parts de la concession.

Cette situation a remis la machine à rumeurs en marche concernant une possible vente des Alouettes. Rappelons que Stern et Spiegel s’étaient procuré le club à la fin de l’année 2019, de nombreux mois après que la LCF ait dû le reprendre de la famille Wettenhall.

Mercredi, Ambrosie a rencontré les deux représentants de la succession pour la première fois. Il semble que la possibilité que l’équipe soit vendue prochainement n’était pas dans l’ordre du jour...

«Le sujet n’a jamais été abordé. Ils se concentrent sur la présente saison. Ils m’ont dit qu’ils veulent laisser Mario [Cecchini, le président] continuer de gérer l’équipe, comme il le fait présentement», a affirmé Ambrosie, lors d’un entretien téléphonique réalisé vendredi.

Le fait que l’épineuse question n’ait pas été discutée peut sembler surprenant, voire invraisemblable. On peut cependant comprendre que le commissaire veut s’éviter de revivre ce qui s’est déroulé la dernière fois que les Alouettes étaient à vendre.

À l’époque, les rumeurs concernant de possibles acheteurs étaient nombreuses et de nouveaux noms s’ajoutaient sur une base hebdomadaire. La ligue semblait d’ailleurs dépassée par les événements, alors que les autres équipes devaient financer les activités des Moineaux.

Concentré sur le présent

Un autre élément du discours d’Ambrosie laisse planer que la LCF pourrait devoir dénicher d’autres propriétaires pour les Alouettes d’ici la prochaine année. L’homme de 59 ans a raconté que la succession avait deux priorités. Celles-ci sont ancrées dans le présent et n'abordent pas du tout le nerf de la guerre : les finances.

«C’était très positif, a-t-il souligné à plusieurs reprises en parlant de la rencontre. Ce que j’ai le plus apprécié, c’est qu’il avait un message clair pour moi. La première chose qui m’a été dite est que les activités du club allaient se maintenir comme c’était le cas auparavant.»

«Leurs deux priorités sont de gagner des matchs de football et de divertir les partisans.»

Plutôt étonnant, quand on considère que l’organisation perd assurément quelques millions de dollars annuellement. De plus, ce n’était pas dans les plans des actuels détenteurs des parts de Spiegel d’acheter une concession de la LCF. Voilà qui rend encore plus surprenant le fait que leurs priorités soient uniquement axées sur le plan football.

Le malaise Guzzo

Par ailleurs, il était impossible de ne pas questionner Ambrosie sur les récentes déclarations de Vincenzo Guzzo. En entrevue sur le réseau BPM Sports mercredi, l’homme d’affaires québécois a affirmé qu’il a été écarté du processus de vente des Alouettes parce qu’il n’avait pas l’intention d’offrir un emploi à Danny Maciocia. L’actuel directeur général et entraîneur-chef par intérim du club serait un ami du commissaire de la LCF, selon les dires de Guzzo. Visiblement gêné par la situation, Ambrosie a poliment refusé d'adresser le sujet.

«Je ne pense pas qu’il soit approprié pour moi d’entrer dans les détails, a-t-il indiqué. J’ai beaucoup de respect pour M. Guzzo. Je ne vais pas révéler le détail de nos conversations.»