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Tennis

Serena Williams aux Internationaux des États-Unis : une longue histoire de passion

Publié | Mis à jour

Serena Williams effectue en 2022 son dernier tour de piste aux Internationaux des États-Unis. 

Sa victoire inattendue au deuxième tour contre la numéro 2 mondiale Anett Kontaveit, cette semaine, n’est que le plus récent chapitre de son histoire d’amour – avec quelques soupçons de colère – avec le tournoi.

Voici quelques-uns des moments marquants de la grande championne de tennis à Flushing Meadows :

Première victoire au US Open

En 1999, à seulement 17 ans et sa deuxième participation au «US Open», Williams entre dans l’histoire. La jeune athlète, qui se démarque déjà par sa puissance et sa fougue, surprend plusieurs légendes de son sport, dont une jeune Kim Clijsters, Monica Seles et la championne en titre, Lindsay Davenport.

En finale, même la première raquette mondiale, la Suissesse Martina Hingis, ne fait pas le poids. La septième tête de série gagne le match 6-3 et 7-6(4), et célèbre en grand avec sa famille.

L’épisode Venus

Ce fut au tour de la sœur aînée de Serena, Venus, de se démarquer au tournant des années 2000. Elle remporte les éditions 2000 et 2001 de l’événement, battant notamment sa cadette pour ce deuxième triomphe.

C’était la première fois que les deux jeunes femmes se croisaient en finale de Grand Chelem, mais loin d’être la dernière. Elles s’affronteront neuf fois en tout dans ces circonstances, dont en 2002 aux États-Unis, où Serena prend sa revanche en gagnant 6-4 et 6-3. Venus déclarera après la rencontre que sa petite sœur avait tout simplement été trop forte.

Les controverses

Les blessures ont suivi ce titre de 2002, puis une première controverse deux ans plus tard, quand Serena a dit avoir «été volée» en quart de finale contre Jennifer Capriati. Ayant commis pas moins de 57 fautes directes, elle a beaucoup critiqué le travail de l’arbitre, alors qu’une nouvelle technologie pour les lignes semblait éprouver quelques problèmes.

En 2009, Williams a explosé de colère en demi-finale, proférant des menaces à une juge de ligne qui lui avait imposé une faute de pied, ce qui a offert deux balles de match à Kim Clijsters. Reconnue coupable par les officiels, elle a dû payer des amendes d’environ 100 000 $, se défendant ensuite d’avoir été intense.

La tenniswoman a également eu maille à partir avec l’arbitre Eva Asderaki en 2011, refusant de lui serrer la main après sa défaite.

Le retour

En 2008, Williams s’est servie de sa victoire aux États-Unis pour regagner le premier rang de l’échiquier mondial, qu’elle avait perdu en 2003. Elle n’a cédé aucune manche, entre autres face à Venus en quart de finale, puis a balayé la Serbe Jelena Jankovic au match ultime.

La série de titres

De 2012 à 2014, Williams a été tout simplement intraitable en remportant trois titres consécutifs à Flushing Meadows. Frustrée en finale du tournoi de 2011 par l’Australienne Samantha Stosur, la quatrième tête de série n’échappera une manche qu’en finale.

C’est la Biélorusse Victoria Azarenka qui a failli lui barrer la route en s’offrant une partie au service pour la victoire, à 5-3 en troisième manche, mais Williams reviendra de l’arrière pour l’emporter.

En 2013, la championne en titre ne laissera que des miettes à ses adversaires, prenant d’ailleurs la mesure de l’Espagnole Carla Suarez Navarro en deux manches de 6-0 en quart de finale. C’est de nouveau Azarenka qui l’attend en finale, et comme l’année précédente, l’Américaine est sortie vainqueure en trois sets.

Sa victoire la plus dominante

Au sommet de sa forme en 2014, Williams a gagné son sixième et dernier titre des Internationaux des États-Unis. Cette fois, elle n’a perdu aucune manche et n’a jamais donné plus de trois jeux en un set à ses rivales. À l’affrontement ultime, la Danoise Caroline Wozniacki ne fait que passer, perdant en deux manches de 6-3.

Les dernières finales

Il a fallu attendre jusqu’en 2018 pour revoir la légendaire joueuse se retrouver en finale à nouveau dans ce tournoi du Grand Chelem. Cette année-là, elle a perdu contre la Japonaise Naomi Osaka, dans un match qui avait des allures de passage du flambeau.

En 2019, 20 ans après sa première présence en finale, elle s’est encore frayé un chemin jusqu’au dernier duel de la semaine, perdant cette fois 6-3 et 7-5 contre la Canadienne Bianca Andreescu. Quelques semaines plus tôt, l’Ontarienne avait aussi triomphé à la Coupe Rogers devant Williams, après un abandon en première manche.

Il s’agissait de la plus récente opportunité de l’Américaine de rejoindre Margaret Court au sommet avec 24 titres en Grand Chelem.

Saura-t-elle sortir un lapin de son chapeau en 2022?