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Alouettes de Montréal

Gary Stern se dissocie des Alouettes et de la LCF

Publié | Mis à jour

Le roman-savon concernant les propriétaires des Alouettes a repris de plus belle, alors que Gary Stern a décidé de renoncer à son rôle de chef de la direction de l’organisation et a quitté son poste au sein du conseil des gouverneurs de la Ligue canadienne de football (LCF).

L’homme d’affaires ontarien et propriétaire minoritaire en a fait l’annonce lundi dans une missive adressée aux partisans du club.

«Je suis obligé de partager avec vous ma réalité actuelle; je ne peux plus être responsable des opérations quotidiennes des Alouettes de Montréal, a-t-il écrit. Ce fut une décision très difficile pour moi et ma famille, mais c'est une décision finale.»

Stern, qui possède 25 % du club, a acheté l’équipe avec son beau-père, Sid Spiegel, en janvier 2020. Ce dernier est décédé il y a un peu plus d’un an. Ses parts des «Als», soit le 75 % restant, sont sous le contrôle de sa succession. Celle-ci est composée de trois individus.

Il semble que la succession ait décidé de mettre Stern de côté, lui qui était pourtant très visible et loquace par rapport à l’équipe cette saison.

«Ce qui se passe par rapport à nous, c’est que la succession a décidé que nous serons dorénavant en contact avec eux et pas avec Gary Stern», a déclaré le président des Alouettes, Mario Cecchini, après l’entraînement des siens.

Stern a toutefois l’intention de demeurer un propriétaire minoritaire de la formation montréalaise. Il a par ailleurs supprimé son compte Twitter, lui qui y était particulièrement actif.

Vers une vente?

Il n’en fallait pas plus pour que la machine à rumeurs s’emballe à nouveau en ce qui a trait à une possible vente des Alouettes. Cela rappellera de mauvais souvenirs aux amateurs, qui ont été dans l’incertitude pendant les nombreux mois où la LCF avait repris l’exploitation de la concession pendant qu’elle cherchait un nouveau propriétaire, soit de 2018 à 2020.

N'ayant qu’eu une brève discussion avec l’un des trois membres de la succession, Cecchini n’a pas eu d’échos concernant une vente.

«Personnellement, je ne m’attends pas à beaucoup de changements», a-t-il d’abord dit.

«Jusqu’à maintenant, on ne m’a pas parlé de ça, a poursuivi le président. Je sais qu’il y a déjà des rumeurs. Je vais voir avec la succession [mardi]. Mais pour le moment, il n’a pas été question de changement de propriétaire. Nous allons voir dans les prochains jours.»

Le commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, a également tenté de se faire rassurant à cet égard.

«J’ai discuté avec ceux qui représentent l’actionnaire majoritaire des Alouettes. Ceux-ci m'ont assuré que les affaires se poursuivent comme à l'habitude pour le club», a-t-il affirmé sur son compte Twitter.

Déjà des intéressés?

Questionné par un collège à savoir s’il avait été contacté par des Québécois concernant l’achat des Alouettes, Cecchini n’a pas évoqué la situation récente de son organisation. Il a cependant révélé que des gens de chez nous s’étaient manifestés par le passé.

«Gary [Stern] avait déjà dit qu’il serait intéressé à avoir de l’actionnariat québécois comme propriétaires minoritaires. [...] Il y a des gens qui m’ont déjà dit: "Hey, garde-moi en tête par rapport au propriétaire. Si jamais cela s’avère, je serais peut-être intéressé"».

«Évidemment, ne me demandez pas de noms!», a tout de suite ajouté Cecchini.

Bref, il semble que le feuilleton est encore bien loin d’être terminé.