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Marc-Olivier Roy veut tracer son propre chemin

Publié | Mis à jour

QUÉBEC - L’espoir des Remparts, Marc-Olivier Roy, originaire de Québec, profite de chaque instant au camp des recrues des Diables rouges qui se déroule au Pavillon de la jeunesse.

Le joueur de 16 ans sait que les places sont limitées pour les recrues des Remparts cette saison et qu’il risque de retourner avec le Séminaire Saint-François dans quelques jours.

Après avoir vu un autre Marc-Olivier Roy contribuer aux succès des Remparts en 2014-2015, il aimerait en faire de même, à sa façon, d'ici quelques années.

«Porter le chandail des Remparts, c’est extraordinaire, a dit le choix de sixième ronde du club au dernier repêchage. Pouvoir jouer pour eux, c’est super plaisant.»

«Je veux montrer que je suis capable de faire le travail à long terme, a-t-il ajouté. Je suis un joueur polyvalent qui peut évoluer dans les deux sens de la patinoire. Offensivement, je suis plus un fabricant de jeux qu’un marqueur.»

Marc-Olivier Roy savoure le moment, malgré la pression.

«Tu dois être assez en forme au camp, a-t-il mentionné. Le "tempo" est assez élevé. C’est important d’être prêt. C’est stressant, mais j’essaie de ne pas trop en mettre sur mes épaules.»

Un jeune sérieux

Son père, Michel Roy, se spécialise dans le secteur audiovisuel. Il profite du camp pour filmer son garçon.

«Je prends des images de lui en action et ça fait de beaux souvenirs, a-t-il confié. C’est spécial de le voir aller. Marc-Olivier avait fait l’école de hockey des Remparts. On avait déjà l’organisation sur le cœur avant qu’il soit repêché.»

«En tant que parent, je suis fier, a-t-il poursuivi. Les parents à Québec savent c’est quoi d'attendre dans l’aréna à Beaupré à -20. C’est ce que j’ai fait. Par contre, cela n’a pas été un sacrifice pour moi de le voir faire du sport.»

Michel Roy ignore si son fils sera en mesure de faire carrière avec sa passion. Il est cependant convaincu que la rigueur et les bonnes habitudes de vie de Marc-Olivier lui serviront dans toutes les sphères de sa vie.

D’ailleurs, mercredi, le paternel assurait le transport de son fils à l’aréna. Il était hors de question qu’il arrive en retard.

«Il prend ça au sérieux, a fait savoir le père de famille. Ce matin [mercredi], il ne fallait pas que j’arrive à 7 h 32 chez lui, je devais être là à 7 h 30. J’ai reçu trois textos avant mon arrivée.»

Le camp des recrues se poursuit jusqu’en vendredi. Il se terminera avec un match à L’Ancienne-Lorette, à 19 h, contre les espoirs de l’Océanic de Rimouski.

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Remparts: Pierrick Brousseau continue de faire écarquiller les yeux

QUÉBEC - Après un solide début de camp des recrues avec les Remparts, l’attaquant Pierrick Brousseau a continué de se démarquer sur la patinoire, mercredi, au Pavillon de la jeunesse, en récoltant deux buts lors d’un match intraéquipe.

La veille, le jeune homme de 18 ans avait d’ailleurs retenu l’attention du nouvel entraîneur adjoint des Diables rouges, Simon Gagné. Les commentaires de l’ancien des Flyers de Philadelphie ont d’ailleurs fait sourire le principal intéressé.

«Je trouve ça le "fun" de me faire voir dès la première journée avec toutes les efforts que j’ai mis cet été, a dit Brousseau. Ma deuxième journée de camp s’est encore mieux passée que la première. Je trouve que ça va mieux de jour en jour. [...] Tout se passe comme je le souhaitais. Il faut juste que ça continue de même.»

«J’ai confiance en mes moyens, a-t-il ajouté. Je crois en mes chances de passer au vrai camp. Je suis moins stressé. Je fais juste me faire du "fun" et être bon.»

Sentiment d’urgence d'agir

Après avoir été privé d’une année de développement en raison dans de la pandémie qui a annulé les activités, l’attaquant a récolté 18 points, dont sept buts, en 39 parties l’an dernier, avec les Prédateurs de Joliette dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec.

Choix de 10e tour en 2020, Brousseau sait que son temps est compté, s’il souhaite jouer un jour dans le circuit Courteau. Il est arrivé au camp des recrues avec le sentiment d’urgence d'agir.

«À mon arrivée au camp, je ressentais plus de pression cette année que par le passé, mais j’ai pris confiance», a-t-il mentionné.

Il rêve de se joindre à une équipe qui regorge déjà de talent avec le retour de plusieurs vétérans comme Zachary Bolduc, Nathan Gaucher et le capitaine Théo Rochette.

«Ma vitesse est ma grande qualité, c’est ce que je veux amener à cette équipe, même si elle en a déjà pas mal», a-t-il fait savoir.