Crédit : Thierry Laforce / Agence QMI

Alouettes de Montréal

Les Alouettes et les particularités du Stade Percival-Molson

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL – Il y avait un changement important à l’entraînement des Alouettes de Montréal, mercredi.

Il ne s’agissait pas d’un nouveau joueur ou d’une nouvelle stratégie, mais plutôt du terrain sur lequel les Moineaux s’exerçaient. Les hommes de l’entraîneur-chef par intérim Danny Maciocia étaient rassemblés au Stade Percival-Molson, où ils disputent leurs affrontements à domicile. Habituellement, les Alouettes s’exercent sur le terrain situé entre le Stade olympique et le Stade Saputo.

«Six de nos neuf derniers matchs de la saison sont au Stade Percival-Molson. Nous avons besoin d’être en confiance quand nous embarquons sur notre terrain», a expliqué Maciocia.

«Le but ultime serait de tenir au moins un entraînement par semaine ici quand nous jouons à la maison», a ajouté celui portant aussi le chapeau de directeur général.

L’idée de s’entraîner sur le terrain habituellement réservé aux parties est venue après le match contre les Blue Bombers de Winnipeg du 4 août dernier. Pendant les premiers moments du duel, Eugene Lewis a attrapé une passe dans le coin supérieur droit d’une des zones des buts. Il n’a cependant pas inscrit de touché, en raison de la particularité des zones des buts du stade qui est la propriété de l’Université McGill. Celles-ci ne sont pas rectangulaires comme partout ailleurs dans la Ligue canadienne, puisqu’il manque les coins supérieurs dus à la piste d’athlétisme entourant le terrain.

«Dans huit stades sur neuf, le pointage aurait été de 10 à 0 en notre faveur. Nous avons plutôt redonné le ballon aux Bombers...», a soutenu le président des Alouettes, Mario Cecchini.

Bientôt un changement?

Confronté par cette situation, Cecchini s’en voulait de ne pas avoir vu ce désavantage plus tôt.

«C’était très frustrant et j’étais même fâché contre moi, a-t-il révélé. Ça nous a pris plusieurs matchs à la maison pour que je pense à ça. Nous avions tenu pour acquis que c’était ainsi. J’ai donc décidé de rencontrer McGill le lundi suivant.»

L’institution semble ouverte à la possibilité de modifier ses zones des buts.

«C’est encore loin d’être fait. Ils ont pris des mesures. C’est sûr qu’il faudrait que les zones de buts embarquent un peu sur la piste d’athlétisme, mais celle-ci n’est plus utilisée pour des compétitions. C’est en évaluation en ce moment», a dit le président.

Maciocia n’a pas hésité une seconde à dire qu’il préférerait avoir les mêmes zones des buts que partout ailleurs dans le circuit canadien. En attendant de voir si les demandes des Alouettes seront comblées par McGill, le simple fait de s’exercer sur leur terrain de match est un plus.

«Ça fait des années que je demande à ce qu’on s’entraîne ici !, a d’ailleurs affirmé Lewis, avec un énorme sourire au visage. Ce n’est pas normal d’avoir l’impression qu’il s’agit d’un nouveau terrain toutes les fois que nous y jouons.»

Reste maintenant à voir si ce changement, qui vient avec un coût supplémentaire pour l’organisation, améliorera la fiche du club dans les prochaines semaines.