Grand Prix Cycliste de Montréal

Houle espère être en jambes pour le défi québécois

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Le cycliste Hugo Houle, qui a vécu un été de rêve en remportant notamment une victoire d’étape au Tour de France, s’en promet à l’approche des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal.

Les deux épreuves, qui auront lieu le 9 septembre à Québec et le 11 septembre à Montréal, seront d’ailleurs présentées à TVA Sports.

«Revenir aux Grands Prix cyclistes alors qu'on a dû faire l'impasse ces dernières années, ça me fait grandement plaisir, a-t-il admis en entrevue à TVA Sports. Ce sont toujours des courses que j'affectionne beaucoup.»

«Chaque fois que je viens, c'est la chance pour moi de montrer un peu ce que je fais en Europe toute l'année, a-t-il également souligné. Ça me garde motivé pour la fin de saison, j'espère avoir les mêmes jambes que j'avais au mois de juillet!»

La compétition risque d’être rude, puisqu’encore une fois, de gros noms du cyclisme mondial, dont le Slovène Tadej Pogacar et le Belge Wout van Aert, viendront pédaler dans les rues de Québec et Montréal. L’événement est de retour après avoir été annulé deux fois en raison de la pandémie de COVID-19.

Le coureur de 31 ans espère d’ailleurs que le public sera de nouveau au rendez-vous.

«J'ai hâte de voir l'ambiance, c'est toujours unique au Québec, a-t-il avoué. J'espère qu'il va y avoir beaucoup de monde, après plusieurs années d'absence, peut-être qu'il y en avoir encore plus. Toute la belle presse que j'ai eue au Tour de France va peut-être inciter les gens à venir voir la course. Il faut rappeler que c'est 100% gratuit et le prix n'a toujours pas augmenté!»

Perçus comme une solide préparation pour les Championnats du monde, les Grands Prix cyclistes représentent de véritables défis pour les coureurs, a rappelé le membre de l’équipe Israel-Premier Tech.

«À Québec, c'est un parcours où il faut être concentré toute la journée, les montées sont assez explosives et la Grande Allée, c'est un sprint qui est tout le temps très difficile, a-t-il indiqué. Avec le plateau de coureurs qu'on attend cette année, il risque d'y avoir une grosse course jusqu'à la toute fin.»

Ce ne sera pas plus facile deux jours plus tard.

«Pour ce qui est de Montréal, c'est plus difficile, ça convient aux coureurs qui grimpent un peu mieux, a expliqué Houle. Cinq mille mètres de dénivelé, c'est énorme, c'est plus que ce qu'on a fait sur pratiquement tout le Tour de France. La course de Montréal, c'est une course d'un jour, mais extrêmement exigeante physiquement.»

Toujours sur son nuage

Un peu moins d’un mois après sa victoire historique à la 16e étape du dernier Tour de France, le Québécois est encore un peu sur son nuage à la suite de ce succès mémorable.

«C'était un rêve un peu fou de gagner une étape du Tour pour mon frère (décédé dans un accident en 2012), a-t-il rappelé. Il y a plusieurs années, je n'aurais peut-être jamais imaginé que ça allait arriver, et je l'ai fait. Il a fallu que je me pince un peu pour le réaliser.»

À 31 ans, Houle est certain d’avoir encore plusieurs bonnes courses devant lui.

«Chaque année depuis que j'ai commencé, je progresse constamment, mes performances sont toujours meilleures, donc je pense que j'ai encore une marge de progression (...) c'est clair que les jeunes sont de plus en plus rapides, mais je pense que j'ai encore mon épingle à tirer du jeu», a-t-il assuré. 

«C'est clair que je ne gagnerai pas le Tour de France, mais sur des courses comme où je suis présentement, en Norvège, j'ai définitivement des bons coups à jouer.»

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.