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Omnium banque Nationale

«Serena a fait sa part» - Eugène Lapierre

Publié | Mis à jour

Le monde du tennis a été secoué par l’annonce de la retraite prochaine de Serena Williams.

« Moi, j’ai été un peu surpris de sa décision, a affirmé Eugène Lapierre. Je pensais qu’elle aurait tenté de retrouver son niveau de jeu d’antan.

«Mais bon, elle a eu un enfant, de rappeler le patron de l’Omnium Banque Nationale. Elle a fait sa part.

«Serena a été la plus grande joueuse de tennis de l’histoire, de prétendre Lapierre, avec ses 23 titres en tournois du Grand Chelem. Et je ne pense pas que ce record sera battu.»

Une grande ambassadrice

«C’est sans compter sur sa personnalité. Elle a monté le profil du tennis féminin à un niveau très élevé. En plus, c’est une femme de couleur qui a défendu la diversité pour le sport et pour les gens de toutes races.

«Somme toute, elle a été une grande ambassadrice du tennis international.»

Si Serena n’a jamais gagné à Montréal (battue en finale en 2000 par la Suissesse Martina Hingis), elle a soulevé le trophée de gagnante à Toronto en trois occasions (2001, 2011 et 2013).

Sa dernière visite à Montréal remonte à 2014 où elle a été vaincue par sa soeur Venus en demi-finale.

En français

Lapierre s’est rappelé une anecdote concernant la cadette des sœurs Williams.

«À mon premier tournoi comme directeur à Montréal en 2002, son père vient me dire, deux heures avant le début de son match, que Serena ne pouvait jouer en raison d’une blessure à un genou.

«J’ai alors demandé à son père si Serena pouvait s’adresser à la foule pour expliquer son forfait. Tout le monde avait payé pour la voir jouer au stade.»

Faire plaisir au public

Finalement, elle a accepté, au grand bonheur du directeur du tournoi.

«Je descends le tunnel qui mène au terrain avec elle, raconte Lapierre, et je me suis souvenu qu’elle pouvait s’exprimer en français.

«Mais, elle ne voulait pas. J’ai persisté et lui ai dit : “si tu connais quelques mots ça serait un bon temps pour parler en français”.

«Or, elle arrive devant le micro au centre du terrain en s’adressant à la foule ainsi : “Bonsoir Montréal”.

«Puis, elle a continué à s’adresser en français pour expliquer qu’elle était blessée. Même si les spectateurs ont été privés de la voir jouer, ils ont continué à l’applaudir», de conclure Lapierre.