Omnium banque Nationale

Il ne fallait pas précipiter le retour

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Elle aurait aimé avoir plus de matchs dans le corps avant de se présenter à l’Omnium Banque Nationale, mais Leylah Fernandez a pointé mercredi qu’il aurait été dommageable de précipiter son retour. 

Au départ, la 14e joueuse du monde devait renouer avec la compétition la semaine dernière, au tournoi de Washington. Mais son pied droit n’était pas encore suffisamment rétabli. 

C’est d’ailleurs seulement jeudi dernier, à la veille du tirage au sort, qu’elle a obtenu le feu vert de son médecin pour revenir au jeu. 

« [Si j’avais joué la semaine dernière], honnêtement, je ne pense pas que ç’aurait été bon. Je serais rentrée dans le tournoi sans être prête physiquement, mentalement, et [ma fracture de stress] n’aurait pas été complètement guérie », a soulevé la Québécoise. 

« Je pense que mon équipe et moi avons pris une très bonne décision en ne jouant pas à Washington, a-t-elle poursuivi. Au moins, j’ai pu venir ici et voir comment je me sentais physiquement. Je suis contente d’avoir enfin pu disputer un tournoi. » 

Du positif malgré tout

Fernandez n’était certes pas satisfaite du résultat, elle qui dit toujours viser le titre, peu importe les circonstances. 

Mais elle aura tout de même du positif à tirer de ce retour à la compétition. 

En première ronde, la raquette de 19 ans a remporté une dure bataille, physiquement et mentalement, face à la qualifiée Australienne Storm Sanders. La 13e tête de série s’est imposée en trois manches serrées, lundi soir. 

Cette victoire aura été sa première devant ses fans, après deux tentatives infructueuses. 

« Je me suis sentie bien. C’était un peu la même ambiance qu’à la Coupe Billie Jean King, que j’ai jouée cette année [en mars à Vancouver]. Ç’a fait du bien de retrouver cette ambiance », a souri Leylah. 

Elle n’a pas regardé Serena 

En entrant dans la salle de presse pour rencontrer les journalistes, Fernandez a jeté un œil au téléviseur qui présentait la seconde manche du match entre l’Américaine Serena Williams et la Suissesse Belinda Bencic. 

Élogieuse envers la légende du tennis la veille, la qualifiant d’inspiration, Leylah a toutefois répondu qu’elle n’allait pas regarder la fin de la confrontation, qui aura finalement été la dernière de l’ancienne numéro 1 mondiale en sol canadien. 

« Je ne pense pas que je pourrai, a-t-elle regretté. Je dois aller rejoindre mon équipe et on doit préparer notre plan pour mon prochain tournoi [à Cincinnati]. »