Omnium banque Nationale

Les trois premières têtes flanchent au 2e tour

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À sa toute première participation à l’Omnium Banque Nationale, la jeune sensation espagnole Carlos Alcaraz n’aura fait que passer.

La deuxième tête de série du tournoi s’est fait surprendre par Tommy Paul dans un match marathon dont l’issue n’a été connue qu’au terme de trois manches de 6-7 (4), 7-6 (7) et 6-3 chaudement disputées.

Voyez les faits saillants dans la vidéo ci-dessus.

Tombeur du Canadien Vasek Pospisil la veille, l’Américain a sauvé une balle de match avant de reprendre le dessus et de disposer de la quatrième raquette mondiale après trois heures et vingt minutes de débats animés.

Des leçons à tirer

«J’ai des leçons à tirer de cette défaite, a reconnu Alcaraz en conférence de presse. C’est la première fois que je suis incapable de supporter cette pression d’être le deuxième favori.»

Propulsé au quatrième rang de la spécialité à seulement 19 ans, l’Espagnol sent peut-être le besoin de consulter un psychologue sportif comme l’ont fait tous les ténors du tennis à un moment donné dans leur carrière.

L’élimination prématurée d’Alcaraz est certes l’une des surprises les moins attendues à Montréal.

Il avait été exempté du premier tour en vertu de son classement mondial.

Medvedev tombe

Avec la défaite du Russe Daniil Medvedev (subie aux mains de l’Australien Nick Kyrgios), le tournoi de Montréal a perdu mercredi ses deux premières têtes de série à quelques heures d’intervalle.

Avant de se présenter à Montréal, Alcaraz affichait un dossier de 42 victoires et seulement sept défaites en 2022, dont 12 gains et deux revers sur les surfaces dures (comme celle du stade IGA), sur lesquelles il n’avait toutefois pas joué depuis près de quatre mois.

Alcaraz tentait de remporter un troisième titre en Masters 1000 en 2022 après ses victoires acquises en finale à Miami et devant son public à Madrid.

Jeu erratique

Mais Paul, 34e joueur mondial, a su profiter du jeu parfois erratique de son jeune adversaire dans le set décisif pour obtenir son laissez-passer au troisième tour, une première pour lui à l’Omnium Banque Nationale.

Alcaraz s’était pourtant forgé des avances de 3-0 et 4-1 en deuxième manche, mais des fautes directes de sa part ont permis à son rival de forcer la tenue d’un second bris d’égalité consécutif.

«J’ai toujours dit que le premier match d’un tournoi n’était jamais facile, a renchéri le vaincu. Tommy a joué un bon match, mais, de mon côté, ce n’était pas ma meilleure performance.»

Chaudement contestée, cette étape a donné lieu à des échanges de qualité. Mené 7-6 au bris d’égalité, Paul a survécu à une balle de match pour ensuite renverser l’Espagnol.

En troisième manche, Alcaraz s’est fait montrer la porte au neuvième jeu après une cinquième balle de match.

«J’ai manqué de bonnes chances et Tommy a su tirer son épingle du jeu dans les moments opportuns. C’est un résultat frustrant», a-t-il conclu.

Motivation supplémentaire

«C’est sans doute l’un des matchs les plus intenses que j’ai disputés depuis le début de ma carrière, a affirmé Paul. C’est certain que la confiance augmente quand on réussit à gagner contre des joueurs mieux classés que vous.»

L’Américain a signé son troisième gain de la saison contre un joueur du top 5 mondial.

Au deuxième set, alors qu’il était mené 2-4, Paul a jeté un regard vers son entraîneur.

«Il m’a fait comprendre que mon niveau de jeu avait diminué, a-t-il expliqué. J’ai capté son message.» 

Pendant la nuit, le Britannique Jack Draper, issu des qualifications, a surpris le Grec Stefanos Tsitsipas 7-5 et 7-6 au deuxième tour. La troisième tête de série a ainsi roulé dans la métropole.