Omnium banque Nationale

L’histoire se répète pour Vasek Pospisil

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Les années se suivent et se ressemblent pour Vasek Pospisil à l’Omnium Banque Nationale.

Le joueur de tennis canadien a été éliminé d’entrée mardi par Tommy Paul comme l’avait fait l’Américain à pareille date l’an dernier à Toronto.

Dans un match retardé de 90 minutes en raison de la météo capricieuse, Pospisil, qui avait obtenu une invitation des organisateurs, s’est incliné en deux manches identiques de 6-4 au Stade IGA.

Faux départ

Classé au 147e rang mondial, Pospisil, qui n’est toujours pas au sommet de sa forme, a très mal entrepris son parcours sur le court central quand il a cédé le bris au premier jeu de la rencontre.

Paul, 34e raquette mondiale, en a ensuite profité pour se donner des avances de 2-0, 3-1 et 4-2. Son rival ne s’en est jamais remis malgré l’appui d’un public conquis d’avance.

«Ce n’était certes pas mon meilleur match, a reconnu Pospisil en conférence de presse. Lui [Paul], il a joué son match sans être exceptionnel. J’ai bien frappé la balle, mais je n’ai pas encore trouvé le bon rythme.»

Le début du second set a été un copier-coller du premier quand l’Américain a brisé le service de son adversaire en lever de rideau tout en se forgeant également une avance de 4-2.

Servant pour la rencontre à 5-4, Paul a dû patienter à sa troisième balle de match pour montrer la sortie à Pospisil après 1 h 25 min de débat.

Au deuxième tour, l’athlète de 25 ans affrontera la jeune sensation espagnole Carlos Alcaraz, deuxième favori.

Une confiance ébranlée

Affecté par les blessures plus souvent qu’à son tour, le Britanno-Colombien de 32 ans est enfin remis d’une déchirure à un muscle d’un coude qui l’a tenu à l’écart pendant trois mois. À sa rentrée à la fin juin, Pospisil n’a pas été en mesure d’accéder au tableau principal à Wimbledon, s’inclinant dès son premier match des qualifications.

«Avant d’arriver ici [à Montréal], j’ai éprouvé quelques problèmes physiques et ma confiance en a souffert, a-t-il raconté. Je savais que ça allait être difficile cette semaine.

«Dans ces conditions, c’est difficile de rester calme. Quand les choses ne tournent pas rond dans la tête, c’est dur d’avoir un bon rythme. Je sais aussi que les prochaines semaines ne seront pas plus faciles pour moi.»

En double avec Sinner

Pospisil n’en a toutefois pas terminé avec Montréal puisqu’il est inscrit au tournoi en double. Son partenaire italien Jannik Sinner et lui affronteront le duo français composé de Gaël Monfils et de Benjamin Bonzi au tour initial.

À son calendrier figure également une présence à un tournoi Challenger à Vancouver la semaine prochaine, avant une escale à New York à l’occasion des Internationaux des États-Unis, où, pour la première fois en 11 ans, il devra se qualifier s’il veut voir son nom inscrit au tableau principal.