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Thomas Bordeleau: le Mondial junior en guise de préparation

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Si le Canadien de Montréal a demandé à Juraj Slafkovsky de faire l’impasse sur le Championnat du monde de hockey junior pour qu’il puisse se préparer adéquatement pour son camp d’entraînement, les Sharks de San Jose, eux, ont donné le feu vert à leur joyau Thomas Bordeleau afin qu’il puisse enfin représenter les États-Unis.

Le fils de l’ancien joueur du CH Sébastien Bordeleau devrait être en mesure de s’illustrer dans le tournoi présenté à Edmonton, du 9 au 20 août, après avoir été contraint de rater les deux premières éditions auxquelles il devait participer. Chaque fois, la pandémie de COVID-19 a mis des bâtons dans les roues de l’attaquant de 20 ans.

Toutefois, pourquoi risquer une blessure à quelques semaines du début de la saison de la Ligue nationale de hockey, surtout qu’un poste dans le grand club lui est vraisemblablement réservé?

«C’est simple, a-t-il expliqué au site du circuit Bettman. J’ai une chance de représenter mon pays une fois de plus. Ce qui m’est arrivé les deux premières fois était plutôt décevant, donc c’est la chance de me reprendre.»

Un nouveau chapitre

Après avoir été un rouage important des Wolverines de l’Université du Michigan en 2021-2022, l’Américain a impressionné à ses débuts professionnels. Il n’a pas réussi à trouver le fond du filet, mais a récolté trois mentions d’aide en deux parties dans la Ligue américaine de hockey, puis cinq en huit duels dans l’uniforme des Sharks.

Selon le principal intéressé, la clé pour exceller dans la meilleure ligue de hockey du monde est la constance.

«Tu n’as pas le droit à l’erreur, en fait. Tu commets une faute d’inattention, et la rondelle se retrouve au fond de ton filet. Dans les rangs collégiaux et juniors, tu peux t’en sortir, mais pas dans [la LNH].»

Bordeleau fait partie d’un groupe sélect de joueurs qui ont pris part au Championnat du monde avant de participer au Mondial junior. Il a inscrit deux buts en huit parties au mois de mai et a pu évoluer pour une première fois sous les ordres du nouvel entraîneur-chef des Sharks, David Quinn. Il s’est par ailleurs dit fébrile à l’idée de «partir à neuf» et de profiter des «nombreux changements» au sein de l’organisation californienne, qui a notamment fait de Mike Grier son nouveau directeur général.

En attendant de revêtir la couleur turquoise cet automne, Bordeleau, 5 pi 10 po et 175 lb, a précisé qu’il avait comme objectif d’améliorer sa force physique.

«J’ai juste besoin de devenir plus fort, a-t-il conclu. Par exemple, je dois devenir plus résistant dans les batailles à un contre un. J’ai besoin d’être plus explosif, plus rapide, plus fort, juste d’être prêt à compétitionner avec des hommes.»

«Je crois que de bénéficier de beaucoup de temps de jeu [au Mondial junior] me permettra d’être fin prêt pour le camp.»