Canadiens de Montréal

Drouin trépigne d'impatience à l'idée de jouer pour St-Louis

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Il y avait beaucoup de talent sur le court 2 du stade IGA, samedi après-midi : un attaquant de 115 points en Jonathan Huberdeau, les champions olympiques Marc-Édouard Vlasic et Mélodie Daoust ainsi qu’un choix de premier tour des Predators de Nashville, Zachary L’Heureux.

Mais Jonathan Drouin était sur une autre planète par rapport à tout ce beau monde. C’est dans les matchs amicaux comme celui-ci, qui opposait des hockeyeurs professionnels à des joueurs de l’ATP en marge de l’Omnium Banque Nationale, que les habiletés individuelles très élevées du Québécois ressortent.

Drouin semble être fait pour ce genre d’événement, lui qui s’amusait comme larrons en foire, le sourire fendu jusqu’aux oreilles en servant des passes parfaites à ses coéquipiers et en maniant la balle avec aisance sur la surface en ciment.

Drouin s'amuse au Stade IGA -

Le numéro 92 se fait un point d’honneur de montrer cette attitude rayonnante durant ce genre d’occasions puisqu’il garde le souvenir de certaines expériences moins agréables avec des joueurs par le passé. 

«Quand j’étais jeune, j’ai tout le temps aimé aller à la rencontre des joueurs de la Ligue nationale... ceux qui sont gentils. J’ai rencontré des joueurs qui sont un peu moins le fun à côtoyer, donc j’ai tout le temps voulu que les gens aient du plaisir quand je fais des événements comme ça», a candidement avoué le principal intéressé. 

Le poignet va bien

Pour ce que ça vaut, Drouin ne semblait pas du tout ennuyé par la blessure à un poignet qui l’a forcé à rater la majeure partie de la dernière campagne. 

«Tout est fini, s’est-il réjoui devant une poignée de membres des médias. J’ai recommencé à patiner, j’ai recommencé à jouer au hockey. Ça fait du bien de jouer au hockey pour vrai, de ne pas juste patiner à gauche et à droite pendant 2-3 mois.

«La réhabilitation a été super. Malheureusement, ça m’est arrivé à l’autre poignet, donc je savais un peu à quoi m’attendre. Je pense que je dois beaucoup à l’équipe médicale du Canadien.»

Il est toutefois honnête face à sa nouvelle réalité. Les sensations avec ses poignets ne seront jamais les mêmes. Brendan Gallagher avait d'ailleurs avoué après une blessure de la sorte qu'il a dû apprendre à tirer à nouveau.

«Oui, il faut que tu changes des choses, a-t-il reconnu. Je pense que mon poignet ne sera jamais comme il était, ça fait partie de la business, ça fait partie du sport qu’on fait. Je te dirais qu’il y a des moments que c’est un peu plus stiff que d’autres.»

Il veut jouer pour Martin

Sur place, on sentait Drouin très fébrile de jouer enfin sous les ordres de l’entraîneur-chef Martin St-Louis. Il est connu que l’attaquant est un maniaque du hockey qui passe des heures à regarder des séquences dans ses temps libres. Ce côté analytique presque obsessif, il le partage avec le nouveau pilote des Canadiens de Montréal. 

Mettez les deux hommes dans une pièce et on se doute qu’ils pourraient discuter de leur passion pendant des heures. 

«C’est jouer avec Martin qui m’excite le plus d’ici le début de la saison. Je n’ai pratiquement pas joué avec Martin. Tout le monde parle du gros changement qu’on a eu avec le coach, mais je pense que j’ai joué un match et demi sous les ordres de Martin St-Louis! J’ai hâte que les entraînements et les matchs reprennent pour embarquer dans tout ça.»

Drouin voit aussi d’un très bon œil les changements apportés par les nouveaux dirigeants de l’organisation, Jeff Gorton et Kent Hughes. 

Le geek de hockey a même donné son avis sur un choix effectué par le CH au deuxième tour de la dernière séance de sélection. 

«Je pense que ça s’en va dans une très bonne direction [chez les Canadiens]. On a eu un excellent repêchage cette année. Tu regardes même [Lane] Hutson, c’est un joueur extrêmement talentueux. Il n’est peut-être pas prêt à jouer dans la LNH dans les deux prochaines années, mais c’est un projet.»