Cyclisme

La 30e édition du Vélirium s’annonce riche en émotions

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Après deux ans d’absence, l’élite mondiale de vélo de montagne se donnera rendez-vous du 5 au 7 août pour la 30e édition du Vélirium, au Mont-Sainte-Anne, qui sera l’hôte de compétitions de la Coupe du monde UCI Mercedes-Benz.

Ce sont 400 athlètes professionnels qui sont attendus pour les compétitions qui commenceront vendredi en fin d’après-midi. Près de 350 athlètes de la relève âgés de deux à 12 ans seront également du rendez-vous.

La productrice déléguée de l’événement chez Gestev, Marianne Pelchat, qui est impliquée depuis 2004 au sein de l’organisation, a particulièrement hâte au retour des compétitions.

«En 2019, c’était un Championnat du monde, mais cette année, c’est le retour d’une épreuve de la Coupe du monde, a-t-elle expliqué. L’étape du Mont-Sainte-Anne est mythique. C’est un classique qui fait partie des coups de cœur des athlètes.»

«L’ambiance est folle»

Jeudi, lors de la conférence de presse, plusieurs participants québécois étaient fébriles.

«Mon objectif, c’est d’avoir les jambes finies à l’arrivée et d’avoir mal aux oreilles à cause des encouragements des spectateurs, a dit Léandre Bouchard avec le sourire. J’arrive après une 30e position à Snowshoe [en Virginie-Occidentale] aux États-Unis et je ne pense pas être favori pour la victoire. Si je peux surpasser ce résultat, ce serait excellent [...] C’est spécial ici parce que l’intensité est quadruplée. Les encouragements sont personnalisés. On s’approprie les encouragements en français. C’est quelque chose qui me manquait.»

«Dans la section de la montée de la marmotte, ça va brasser a-t-il ajouté. C’est vraiment physique. Les spectateurs peuvent être à moins d’un mètre de nous. L’ambiance est folle.»

Sans se mettre trop de pression avec les résultats, Léandre Bouchard veut s’assurer de progresser pour se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris, en 2024.

«J’ai participé aux Jeux olympiques en 2016 et j’aimerais y retourner, a indiqué le cycliste de 29 ans. Présentement, je suis dans mes meilleures années. En 2024, je vais être en maturité.»

De son côté, Roxanne Vermette, qui a grandi près du Mont-Sainte-Anne, est excitée à l’idée de vivre cette expérience à la maison.

«C’est la deuxième fois que je vais compétitionner au Mont-Sainte-Anne, a fait savoir l’athlète de 21 ans. J’habite à quelques mètres des sentiers. C’est vraiment spécial de vivre ça avec toute ma famille et mes amis qui vont être présents [...]. C’est un grand rassemblement de passionnés de vélo de montagne. Tout le monde apprécie l’événement et tout le monde a hâte.»

 Une récidive du cancer ne freine pas les ardeurs de Victor Verreault

À peine deux mois après s’être fait opérer au cou pour retirer une vingtaine de ganglions cancéreux, le cycliste Victor Verreault est de retour au sommet de sa forme.

Cinq ans après avoir combattu un cancer de Hodgkin et de la glande thyroïde, l’athlète de 22 ans a dû se faire retirer des ganglions cancéreux en juin dernier. Une importante cicatrice est d’ailleurs visible sur son cou.

«Les médecins ont trouvé une masse. Ils m’ont dit que c’était une récidive du cancer de la glande thyroïde, après avoir analysé l’échographie, a expliqué Victor Verreault. Dans ma tête, ils allaient retirer le petit ganglion et c’était terminé, mais on m’a expliqué que si j’en avais un assez haut dans le cou, il y en avait d’autres, puisque c’était parti de la gorge. C’est pour ça que l’opération a été un peu plus importante et que j’ai une grosse cicatrice.»

L’athlète de Saint-Félicien a manqué à peine quelques courses.

«Les médecins m’avaient dit que ma forme physique ferait en sorte de réduire les effets secondaires et de récupérer plus rapidement, a dit Victor Verreault. Notre corps a l’habitude de se vider et de récupérer en peu de temps. J’ai été arrêté trois semaines avant de faire un peu de physiothérapie. J’ai été arrêté pendant près d’un mois après un bon début de saison.»

«Je me considère chanceux, a-t-il ajouté. Je ne m’attendais pas à ça. Les premières courses ont été plus difficiles, mais j’ai enchaîné les bons résultats. J’ai fait six ou sept courses et les résultats me surprennent chaque fois. C’est juste de bonnes nouvelles.»

Sa famille et ses amis du Lac-Saint-Jean feront le trajet pour le voir à l’action dimanche.

«Mon entourage, ce sont des tripeux de vélo, a-t-il souligné. Ils venaient déjà au Mont-Sainte-Anne dans le passé. Ils me disent tous qu’ils vont venir m’encourager. C’est plaisant!»