Crédit : Crédit : Alliance de Montréal

Basketball

L’Alliance sera de retour en 2023

Publié | Mis à jour

Ayant connu un succès aux guichets, l’Alliance a fait sa place dans le paysage sportif montréalais à sa première saison et on peut déjà affirmer, sans craindre se tromper, que le club sera de retour en 2023 au sein de la Ligue élite canadienne de basketball (LECB).

«C’est confirmé à 100% : nous serons de retour l’an prochain et on travaille déjà sur la prochaine campagne pour améliorer encore plus l’expérience», a tranché la vice-présidente aux opérations Annie Larouche, mardi, lors du bilan de saison de l’équipe.

Avec une moyenne arrondie à 2900 spectateurs par match à domicile, l’Alliance représente la formation ayant écoulé le plus de billets dans la LECB. Ainsi, Larouche va plus loin en imaginant un avenir à long terme à l’Auditorium de Verdun.

«Les partisans sont là, ils ont aimé ce qu’ils ont vu et je suis convaincue que c’est une belle histoire qui commence pour longtemps», a-t-elle ajouté.

Un soulagement

Femme d’action, Annie Larouche connaissait le défi qui l’attendait au moment de s’impliquer pour la venue d’une équipe de basketball à Montréal. Associée aux Alouettes de Montréal pendant 25 ans, d’abord avec l’équipe de «cheerleaders» puis au sein des relations communautaires, elle était déterminée à mener le bateau à bon port. Malgré le travail acharné, on ne pouvait qu’espérer une réponse positive du public.

«Soulagement est un bon mot, a-t-elle avoué, mardi. Je dirais que je suis soulagée et rassurée. Avant le début de la saison, plusieurs me disaient "on va aller voir ça" et ils sont vraiment venus.»

«À notre dernier match alors que nous étions en 10e [et dernière] position au classement et que c’était assuré qu’on ne ferait pas partie des finales, on faisait quand même salle comble, a ajouté Larouche. Ça signifie beaucoup pour nous.»

Gagne ou perd...

Sur le terrain, l’Alliance a effectivement peiné avec une fiche de 4-16 à sa première saison. Le directeur général Joel Anthony ne peut être pleinement satisfait, même s’il sait que son club n’a pas été épargné par les blessures. Par contre, au-delà des résultats, il se réjouit tout autant de la popularité de l’équipe et de la fidélité des amateurs.

«Je n’avais jamais vu ça au fil des ans un tel support des partisans, a réagi l’ancien joueur de la NBA, vainqueur de deux championnats avec le Heat de Miami en 2012 et 2013. Peu importe si on gagne ou si on perd, il y avait toujours les encouragements.»

Lavandier souhaite revenir

Anthony, qui sera de retour comme directeur général, n’a rien voulu confirmer quant au futur de l’entraîneur-chef Vincent Lavandier, mais il a laissé poindre sa satisfaction face au travail accompli.

«À l’automne, on va en parler plus, mais nous sommes contents, a mentionné Anthony, à ce sujet. On va aussi se rencontrer, Vincent et moi, avant qu’il parte pour les vacances.»

«Ma volonté, c’est de continuer dans la ligue, car je sais que pour construire quelque chose, on ne peut pas le faire en deux mois et demi, a pour sa part émis Lavandier, lors de son point de presse avec les journalistes. Je suis resté dans des clubs pendant plus de cinq ans et la première année, c’est plus compliqué. La découverte est belle, mais il faut aussi avoir de la continuité pour obtenir de la progression.»

Montréal : ville de basket?

La culture du basketball semble bien en place à Montréal et une image forte fut la présence de certains joueurs d’ici évoluant dans la NBA à différents matchs de l’Alliance.

Luguentz Dort, du Thunder d’Oklahoma City, et Chris Boucher, des Raptors de Toronto, ont été vus à l’Auditorium de Verdun au cours de l’été, tout comme le jeune Bennedict Mathurin, sélectionné sixième au total par les Pacers de l’Indiana lors du plus récent repêchage.

«Nous étions vraiment heureux de les voir, d’autant plus que ça venait d’eux, a indiqué Annie Larouche, vice-présidente aux opérations de la formation montréalaise. On n’a pas eu à courir après les invitations et supplier les joueurs sous prétexte que ça paraîtrait bien. Ce sont eux qui demandaient à venir assister aux matchs.»

«Ça en dit beaucoup, ça signifie qu’ils croient en nous, ça nous donne une crédibilité, a estimé Larouche. Ils sont là pour encourager nos joueurs, mais le talent local aussi. Ce sont tous des gars de Montréal et certains se connaissent entre eux. Pour nous, ça vient confirmer qu’on fait les bonnes choses.»

Joel Anthony, directeur général de l’Alliance, a aussi aimé voir les Dort, Boucher et Mathurin s’intéresser à l’Alliance.

«Plusieurs joueurs de notre ville et de notre province jouent dans la NBA et d’avoir leur support, ça démontre que la culture de basketball est bien présente à Montréal, a-t-il dit. Nous sommes fiers d’avoir pu les accueillir ici.»

Aucun doute pour Laroche

Le joueur de l’Alliance Hernst Laroche n’a jamais douté que Montréal pouvait accueillir un club de basketball, avouant au passage son désir de revenir en 2023 après la poursuite de sa carrière en Tunisie à compter de septembre.

«Je savais déjà que Montréal était une ville de basket, je ne suis pas surpris, a-t-il noté, à propos des succès de l’équipe à la billetterie. Aucune autre équipe dans la ligue avait ce support-là des partisans. Je savais dès le début que ç’allait marcher.»

«Il y a un gros bassin de partisans de basketball à Montréal, c’est clair, a pour sa part observé l’entraîneur-chef de l’Alliance, Vincent Lavandier. Il y a une culture de basket et je le voyais aussi à l’extérieur de l’Auditorium de Verdun avec tous ces jeunes qui pratiquent ce sport dans les différents quartiers.»