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Jose Vidro n’a jamais oublié Montréal

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Jose Vidro sait fort bien qu’il n’aura jamais à se poser la question, mais s’il lui avait fallu choisir une casquette pour être intronisé au Temple de la renommée du baseball, il aurait opté, sans hésiter, pour celle des Expos.

Ancien porte-couleurs de la formation montréalaise de 1997 à 2004, Vidro sera de passage au Québec plus tard cette semaine dans le cadre d’une tournée de balle-molle des anciens Expos. Avec grand plaisir, il visitera tour à tour, de jeudi à dimanche, Sherbrooke, Granby, Québec et Lachine pour la Fondation Kat D DIPG, qui recueille des fonds pour la recherche sur le cancer du cerveau chez les enfants. D’autres anciens, dont le célèbre releveur Mel Rojas, participeront à la tournée.

«Quand on m’a approché, j’ai accepté immédiatement, a indiqué Vidro, lorsque joint au téléphone à son domicile en Floride. C’est toujours un plaisir pour moi de retrouver les anciens partisans des Expos.»

«Selon moi, c’est le meilleur joueur de deuxième but de l’histoire de l’équipe et il a frappé pour une moyenne d’environ ,300 en carrière, ce n’est pas rien, a pour sa part noté Perry Giannias, grand manitou de la tournée des Événements Expos Fest. Nous sommes fiers de le compter parmi nous.»

«Une place spéciale dans mon cœur»

Maintenant âgé de 47 ans, le joueur de baseball d’origine portoricaine a effectivement été une grande vedette à Montréal, aux côtés de Vladimir Guerrero, durant les dernières années du club au Québec. De 1999 à 2003, il a connu cinq saisons consécutives avec une moyenne au bâton supérieure à ,300, étant invité au passage à représenter trois fois les Expos au match des étoiles.

«J’ai tellement aimé joué à Montréal et cette ville aura toujours une place spéciale dans mon cœur, a indiqué Vidro. Ma famille y était bien et j’étais triste de partir.»

Avant de se retrouver à Washington, où il a joué pendant deux saisons avec les Nationals, Vidro avoue qu’il éprouvait des sentiments particuliers quand les Expos avaient été appelés à jouer à Porto Rico, d’où il est originaire.

«Pour mes coéquipiers, c’était surtout beaucoup de voyagement, mais moi, j’aimais ça car je pouvais jouer devant ma famille et mes amis», a avoué Vidro.

En 2003, durant le premier passage de Vidro et des Expos à l’Estadio Hiram Bithorn, il avait d’ailleurs connu passablement de succès avec, entre autres, sept doubles et trois circuits en 21 matchs.

«J’avais du succès là-bas, je connaissais bien le stade pour y avoir joué pendant des années durant l’hiver», a reconnu l’ancien joueur de deuxième but.

- Jose Vidro, qui a conclu sa carrière de 1418 matchs dans le baseball majeur avec les Mariners de Seattle en 2008, est déjà revenu plus d’une fois à Montréal, également à l’invitation d’Expos Fest. La dernière occasion était en 2018, dans le cadre d’un match préparatoire des Blue Jays de Toronto au Stade olympique. Cette fois, il en profitera pour visiter une partie du Québec. Détails de la tournée: exposfest.com

Des souvenirs de Guerrero et Tatis...

L’ancien joueur des Expos Jose Vidro évoque un souvenir bien particulier de ses dernières années passées à Montréal : il y avait du talent caché dans le vestiaire de l’équipe et pas seulement chez les joueurs.

«À un certain moment, il y avait Vladimir Guerrero et Fernando Tatis à Montréal en même temps que moi et je me souviens que mon fils [Jose Vidro Junior] jouait avec leurs enfants, a-t-il raconté, faisant allusion aux actuelles vedettes du baseball majeur Vladimir Guerrero fils, des Blue Jays de Toronto, et Fernando Tatis fils, des Padres de San Diego. C’était bien pour les jeunes, il y avait de la nourriture pour eux.»

Vidro croit se rappeler de l’amour qu’avait «Vlad Junior» pour la machine à crème glacée dans le vestiaire.

«Mon fils a aussi joué au baseball, c’était un bon frappeur et il jouait au premier but, a précisé Vidro. Il n’a pas atteint le baseball majeur, mais je suis toujours très fier de lui.»

Pendant la prochaine tournée de balle-molle au Québec, de jeudi à dimanche, Vidro aura par ailleurs l’occasion de renouer avec Claude Raymond, qui faisait partie du personnel d’entraîneurs des Expos.

«C’est une personne tellement respectueuse», a-t-il décrit, à propos de "Frenchy".