Alouettes de Montréal

Crédit : Photo Pierre-Paul Poulin

Alouettes de Montréal

L’envol de Hergy Mayala

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Les récents changements apportés au personnel d’entraîneurs des Alouettes sont bénéfiques pour le receveur québécois Hergy Mayala, qui a vu son rôle accroître depuis qu’Anthony Calvillo est aux commandes de l’attaque durant les matchs. 

Sur le plan des statistiques, le Montréalais de 26 ans a connu sa meilleure performance de la campagne la semaine dernière à Ottawa.

Receveur le plus productif des Alouettes contre le Rouge et Noir, Mayala a capté cinq ballons, récoltant 102 verges et inscrivant un touché.

Avant la rencontre de jeudi contre les Tiger-Cats de Hamilton, le joueur mis sous contrat cet hiver avait cumulé 201 verges cette saison, soit le troisième plus haut total de l’équipe derrière Eugene Lewis (465) et Reggie White fils (324). 

Contre les Tiger-Cats, à l’instar de la vaste majorité de ses coéquipiers, Mayala a été freiné par l’imposante défensive des locaux. Après trois quarts, Trevor Harris avait décoché trois passes en sa direction, mais chaque fois, le Québécois a été projeté au sol.  

On est encore très loin des statistiques légendaires d’un Ben Cahoon, mais il y avait un bail qu’on avait vu un receveur canadien amasser autant de verges chez les Alouettes. 

«Après le match contre le Rouge et Noir la semaine dernière, Éric [Deslauriers, le directeur des opérations football] m’a mis au courant du fait que j’étais le receveur canadien qui avait les meilleures statistiques avec l’équipe depuis un bon moment. Ça m’a fait plaisir», a raconté Mayala il y a quelques jours. 

Il s’agissait également de sa troisième meilleure soirée de travail depuis ses débuts dans la Ligue canadienne avec les Stampeders de Calgary, il y a trois ans. 

Humble, le produit de l’Université du Connecticut n’a toutefois pas voulu s’attarder sur ses prouesses personnelles. Les Alouettes, le club de son enfance, montrent une fiche perdante cette saison et tout ce qui importe pour lui, affirme-t-il, «c’est d’aider l’équipe». 

Mais évidemment, Mayala se réjouit de voir davantage de passes lancées en sa direction. Il avait réussi cinq attrapés à ses quatre premiers matchs avec l’équipe; il en comptait huit à ses deux dernières rencontres, avant celle d’hier. 

Un rêve et de la pression

Né au Congo, Mayala a grandi à Pierrefonds, où il regardait les Alouettes à la télévision. Endosser leur uniforme, c’est un rêve qui est devenu réalité pour le joueur de 6 pi 1 po et 208 lb. À son arrivée avec les « Moineaux », Mayala avait dit avoir comme objectif «de montrer qu’il était l’un des meilleurs receveurs de la ligue». «Si pas le meilleur», avait-il ajouté. 

Il y avait là la pression de faire oublier sa deuxième saison à Calgary. Malgré une très bonne première campagne – il avait cumulé 562 verges –, Mayala a dû se contenter d’un rôle plus limité l’an passé. 

«Mais je comprends maintenant qu’une carrière, c’est un processus, dit-il. Ce qui importe, c’est que je me concentre sur le travail que j’ai à faire.»