Crédit : Photo Agence QMI, Michael Chisholm

Alouettes de Montréal

Les Alouettes se réveillent trop tard

Publié | Mis à jour

Face à des Tiger-Cats dont ils redoutaient la défensive, les Alouettes ont bien tenté de remonter la pente en fin de match, jeudi à Hamilton, mais les dommages subis au troisième quart se sont finalement avérés insurmontables.

Défaite 24 à 17, la formation montréalaise montre maintenant une triste fiche de 2-5 cette saison.

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Et comme un malheur arrive rarement seul, le quart Trevor Harris a quitté le terrain dans les derniers instants de la rencontre, après avoir encaissé un plaqué de Richard Leonard.

C’est un observateur indépendant qui a pris la décision de sortir le pivot de la rencontre, craignant que ce dernier ne souffre d’une commotion cérébrale.

Une décision qui n’a pas semblé plaire à l’entraîneur-chef par intérim Danny Maciocia. Questionné après l’affrontement à savoir si son vétéran se retrouvait maintenant sur le protocole des commotions cérébrales, Maciocia a sèchement répondu: «Ça dépend à qui vous demandez.»

«Je ne lui ai pas encore parlé, a-t-il renchéri, mais je crois qu’il va bien.»

Manque d’opportunisme

Dominique Davis a sauté dans la mêlée pour tenter de combler l’écart dans le dernier jeu du match.

Mais le quart n’avait encore lancé aucun ballon de la rencontre et sa tentative de passe a abouti directement de Kameron Kelly, ce qui a mis fin aux espoirs de remontée des Alouettes.

Pour les visiteurs, le mal avait toutefois été fait bien avant cette interception. Montréal a manqué d’opportunisme en première demie. À trois reprises, les «Moineaux» ont pris possession du ballon dans le territoire de Hamilton.

Mais étouffés par la pression de la défensive des Tiger-Cats, ni Harris (25 en 41, 288 verges) ni ses receveurs n’ont su en profiter, et les Alouettes ont alors dû se contenter de deux placements, dont un de 44 verges de David Côté.

Hamilton a pour sa part ouvert la machine aux deuxième et troisième quarts, inscrivant respectivement 10 points et 14 points.

Ils avaient vu juste

Cette semaine, tant Harris que Maciocia disaient craindre la ligne défensive des Tiger-Cats, qui avait malmené le quart partant lors de la demi-finale de l’Est, l’an dernier.

Les deux hommes avaient raison de se méfier: à cinq occasions, l’Américain a été couché au sol par les colosses de Hamilton, dont en fin de rencontre, quand il a été contraint de quitter le terrain.

De son côté, la défensive montréalaise a encore été incapable de freiner l’adversaire. En moyenne, depuis le début de la campagne, elle a accordé 28 points par rencontre.

L’entraîneur-chef a cependant refusé de leur faire porter le blâme pour la défaite, rappelant que ce n’était que 10 à 6 en faveur des locaux après une demie.

Maciocia estime que les Alouettes «n’ont pas joué leur match de jeudi», et qu’ils devront apprendre «à disputer quatre quarts, pas seulement un».

Lewis s’illustre à son tour

En effet, les 15 dernières minutes de la confrontation ont été toutes à l’avantage de Montréal, qui a inscrit 11 points.

Le Québécois Hergy Mayala a réussi le seul touché du match, à la suite duquel son équipe a réussi un converti de deux points.

Mais dans la défaite, c’est surtout le receveur Eugene Lewis qui s’est illustré. Il a capté huit ballons, pour des gains de 154 verges.

«Il y a quand même de belles performances à retenir de ce match», a pointé Maciocia, soulignant aussi celle de la recrue Tyson Philpot, qui a retourné deux bottés de dégagement, dont un sur 58 verges.

Lewis, lui, n’était pas d’accord avec son patron. «On doit arrêter de gagner un match, puis de perdre le suivant. On doit sauter sur le terrain et donner tout ce qu’on a, peu importe l’adversaire», a-t-il martelé.