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Crédit : AFP

Soccer

Agression sexuelle: Canada Soccer pointé du doigt

Publié | Mis à jour

Après Hockey Canada, Canada Soccer reçoit aussi certains blâmes, dans une moindre mesure, pour sa mauvaise gestion dans un dossier d’agression sexuelle.

Pendant que Bob Birarda attend sa sentence après avoir plaidé coupable à trois chefs d’accusation pour abus sexuel, l’organisation n’aurait pas suivi sa propre politique concernant de telles agressions, selon les conclusions d’une enquête indépendante. Canada Soccer aurait notamment gardé le silence, selon ce que révèle un rapport dévoilé par McLaren Global Sport Solution.

Birarda, qui a été à la barre de l’équipe féminine canadienne des moins de 20 ans, avait aussi été écarté de l’équipe féminine des Whitecaps de Vancouver en 2009. Il avait été arrêté en 2020 pour six charges d’exploitation sexuelle, deux d’agression sexuelle et une pour leurre d’enfant entre 1998 et 2008.

Par le biais d’un communiqué, le secrétaire général de Canada Soccer, Earl Cochrane, a reconnu la légitimité des conclusions de cette enquête.

«Le rapport McLaren clarifie que bien que l’organisation ait agi rapidement en 2008 pour traiter les préoccupations qui ont éventuellement conduit au renvoi de l’entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine des moins de 20 ans Bob Birarda, les procédures en place n’ont pas été suivies. La réponse de l’organisation il y a près de 15 ans n’était pas suffisante.»

Canada Soccer a toutefois maintenu que selon le rapport, les plaintes datant de 2008 ne comprenaient que «des textos inappropriés», et non «les admissions de harcèlement sexuel faites par Birarda en 2019».

«Cela dit, nous acceptons les conclusions énoncées dans le rapport McLaren et, plus important encore, nous acceptons toutes les recommandations et nous nous engageons publiquement à les examiner, à les adopter et à les optimiser.»

De l’aide extérieure

Pour atteindre ses objectifs, Canada Soccer a annoncé jeudi avoir fait appel à «la seule agence de conseils et de programmes de sport sécuritaire au Canada», ITP Sport and Recreation.

La cofondatrice de celle-ci, l’Olympienne Allison Forsyth, est particulièrement bien placée pour s'attaquer à ce dossier. Elle est une survivante d’abus sexuel au sein du système sportif canadien.

«Ce partenariat transformera la façon dont le pays perçoit le sport sécuritaire, a estimé Forsyth dans le communiqué. Nous sommes persuadés que nous allons mettre en place le succès de ce sport pour de nombreuses années à venir.»

-Chez Hockey Canada, il a été dévoilé, mercredi, qu’un fonds spécial dédié notamment aux règlements à l’amiable avait servi, depuis sa mise en place en 1989, à faire neuf paiements pour des cas d’abus sexuels, totalisant 7,6 millions $.