Boxe

Une pensée pour grand-papa pour Kim Clavel

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En ouvrant sa page Facebook mercredi matin, Kim Clavel est devenue émotive. Un souvenir marquant est apparu sous ses yeux. Une photo de son grand-père décédé avec une de ses anciennes ceintures. Est-ce que c’était un signe du destin en prévision de son combat de championnat du monde de vendredi ?

Ma photo vedette du jour était celle de mon grand-père qui tenait une de mes anciennes ceintures NABF, a raconté Kim Clavel. Je pleurais en regardant cette photo. Les larmes me coulaient sur les joues.

«Je ne sais pas si c’était un signe qu’il m’envoyait. Je me suis souvenu du moment et de son odeur. C’était un moment très spécial que j’ai vécu. Il me disait toujours avant mes combats : donnes-y la claque !»

Cette situation est survenue quelques heures avant sa conférence de presse avec la championne du monde WBC des poids mi-mouches Yenesia Gomez qui était présentée au Casino de Montréal.

C’est un affrontement que les boxeuses attendent depuis longtemps. Il a été remis à trois reprises pour diverses raisons. Elles ont hâte d’en découdre dans ce duel qui est prévu pour 10 rounds.

En raison des nombreux délais, Clavel et son entraîneuse Danielle Bouchard ont eu amplement le temps d’étudier la championne.

«On ne peut jamais trop connaître une adversaire, a souligné Bouchard. J’ai encore regardé les combats de Gomez cette semaine et on a encore trouvé des petites choses. Peut-être qu’elle aura des surprises pour Kim, mais elle devra les montrer rapidement avec des rounds de deux minutes.»

Le test ultime

Clavel et Bouchard travaillent ensemble depuis 11 ans. Vendredi soir, lorsqu’elles marcheront vers le ring, ce sera l’aboutissement de milliers d’heures à l’entraînement. Ce sera le moment de l’examen final.

«Notre passion pour la boxe est commune, a expliqué Danielle Bouchard. Tout ce qu’on fait ensemble se marie bien. Lorsqu’on met nos forces et nos faiblesses ensemble, ça fait un tout qui est très fort.»

Clavel a connu un camp où elle a repoussé ses limites. Elle n’a pas lésiné sur les détails.

«Ce fut un camp d’entraînement difficile. J’ai poussé et j’ai souffert. Je n’ai pas eu le sourire lors de certaines journées. J’ai eu les larmes aux yeux à quelques reprises.

«Après avoir eu la COVID-19, j’ai eu des doutes quant à ma condition physique. Le virus m’avait affecté plus que je le pensais. J’étais essoufflée, j’étais fatiguée et j’avais de la misère à reprendre mon énergie.

«Un moment, ça l’a débloqué et je me suis mis à battre des records à l’entraînement.»

Bien encadrées

Pour leur premier combat de championnat du monde, Clavel et Bouchard ne s’en vont pas seules à la guerre. Elles pourront compter sur l’appui et les conseils de Stéphan Larouche et de Pierre Bouchard dans le coin.

Ces deux entraîneurs ont beaucoup de vécu dans ce type de situation. Leur expérience pourrait donner un léger avantage à la Québécoise.

«C’est une grande force, a souligné Danielle Bouchard. Je peux faire des erreurs comme n’importe qui dans la transmission de mon message à Kim.

«Si je fais une erreur, j’ai mes deux gardes du corps à côté de moi. Ils sont là pour me rassurer, pour me calmer. Je me sens en confiance avec cette équipe-là.

«Même si je n’étais pas dans le coin avec Stéphan lors de ses combats de championnat, j’ai vécu les camps d’entraînement, les semaines de combat et les moments après les combats.»