Blue Jays - MLB

Jasmin Roy: un recruteur à l’affût des meilleurs Québécois

Publié | Mis à jour

À l’emploi des Blue Jays de Toronto depuis 2017, le recruteur québécois Jasmin Roy en met des heures pour scruter les jeunes joueurs de baseball de la Belle Province. Encore cette semaine, il était aux Jeux du Québec, à Laval, pour voir les espoirs de demain.

«Je me pince à chaque année, car ce sont toujours des contrats d’un an dans le recrutement, a confié Roy, un véritable passionné, durant une entrevue accordée mercredi au balado "Les Buts Remplis", propulsé par TVA Sports et QUB Radio. À chaque fois que j’ai un voyage en Floride ou en République dominicaine pour aller voir du baseball, je me considère chanceux.» Écoutez ici l'épisode de la semaine:

La chance n’est pourtant pas au cœur de ce qui explique le parcours de l’homme de Longueuil, un travailleur acharné. Conséquemment, il ne cesse de prendre du galon comme recruteur de la formation torontoise. Et un point demeure important: il n’hésitera jamais à offrir une chance à un jeune joueur du Québec qui le mérite.

Tous scrutés par Roy, Jean-Christophe Masson et Nicolas Deschamps poursuivent leur développement dans l’organisation des Jays tandis que Jérémy Pilon, 16 ans, a récemment été sélectionné au repêchage du baseball majeur.

«C’est pour ça que je travaille, je veux donner des opportunités à des joueurs québécois et quand on ne peut pas les repêcher, on essaie de s’entendre avec eux, a mentionné Roy, qui a célébré ses 45 ans cette semaine. L’an dernier, par exemple, Nicolas Deschamps a signé comme joueur autonome. Il y a plein de joueurs au Québec qui sont de calibre pour jouer au baseball professionnel. Si on peut leur donner une chance, s’ils peuvent rentrer dans le système où ils ont un encadrement avec les entraîneurs et les installations, ils peuvent être capables de se rendre au plus haut niveau comme Eric Gagné, Russell Martin et Abraham Toro l’ont fait avant eux.»

Au-delà des qualités physiques

Avec son œil aiguisé, Roy détecte évidemment les jeunes les plus talentueux, mais ça en prend encore davantage pour attirer son attention.

«Il y a quelque chose de spécial quand un athlète joue pour les bonnes raisons, on voit quand il est passionné, qu’il veut performer et qu’il veut s’améliorer, a-t-il énuméré. Il y a les qualités physiques, mais au-delà de ça, durant un match, est-ce que je vois du feu dans les yeux de l’athlète? Est-ce que je vois qu’il veut se développer? Si oui, c’est ça qui va m’accrocher le plus.»

Avant de se retrouver avec les Jays, Roy a longtemps œuvré pour la Centrale de recrutement du baseball majeur. Il doit notamment son passage avec le club de Toronto à Jean-Marc Mercier, un ancien de la Centrale ayant aussi fait le saut avec les Blue Jays précédemment.

«Avant, j’espérais simplement que les Québécois soient repêchés, peu importe l’équipe, tandis qu’aujourd’hui, je veux encore qu’ils soient repêchés, mais par les Blue Jays», a résumé Roy, en riant.

Le Québécois, qui travaille également comme Directeur des services à la vie étudiante pour l’Université du Québec à Montréal (UQAM), observe désormais les jeunes joueurs dans l’ensemble du Canada. Mais pour vanter les meilleurs Québécois, il est toujours possible de compter sur lui.