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Oilers: quand la soupe et le ragoût font équipe

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Malgré ses 14 matchs d’expérience dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Stuart Skinner sera l’un des gardiens de confiance des Oilers d’Edmonton en 2022-2023, et il estime être prêt pour cette mission.

Repêché par le club albertain en troisième ronde en 2017, Skinner possède en effet un bon bagage d’expérience dans les mineures. Il a disputé 44 matchs dans l’ECHL et 113 parties dans la Ligue américaine (LAH). Et avec le recul, il estime que ce parcours lui a été bénéfique.

«Rome ne s’est pas bâtie en un jour, a-t-il lancé, selon des propos rapportés par le site web des Oilers lundi. Quand j’avais 18 ans et que j’ai été repêché, j’étais au sommet du monde. Ensuite, ça vous frappe: le travail ne faisait que commencer.»

C’est avec cette approche que Skinner a amorcé sa carrière professionnelle. Il a notamment dû travailler sur un nouveau programme d’entraînement pour améliorer ses capacités athlétiques. Il a également travaillé d’arrache-pied avec l’entraîneur des gardiens des Oilers Dustin Schwartz pour parfaire sa technique.

À ses yeux, chaque petit détail compte, et il a tenu à rendre hommage à son instructeur.

«Il y a tellement de choses qui entrent en ligne de compte techniquement qu’il y a toujours quelque chose à peaufiner, a-t-il expliqué. Nous avons une excellente relation. Il a été mon entraîneur pendant toute ma carrière professionnelle. C'est incroyable, il a complètement changé mon jeu et c'est juste un être humain formidable en général. Je ne sais pas où je serais sans lui.»

Appétissant

Skinner a disputé 13 rencontres en 2021-2022, montrant une fiche de 6-6-0, une moyenne de buts alloués de 2,62 et un taux de ,913. Il est difficile de voir si ces chiffres ont eu un impact sur les décisions de Ken Holland, mais les faits demeurent: les deux gardiens réguliers de la dernière campagne, soit Mikko Koskinen et Mike Smith, n’ont pas été retenus.

Skinner travaillera maintenant avec l’ancien des Maple Leafs de Toronto Jack Campbell, qui a signé cet été un contrat de cinq ans. Surnommé «Soup» à Toronto en raison de son nom de famille, Campbell rejoint donc «Stew» (ragoût) à Edmonton.

Rapidement, les partisans ont commencé à parler du duo en le nommant «Soup and Stew». Des chandails ont même été imprimés.

«C'est irréel. Je pense que c'est un super surnom, a déclaré Skinner. Dans cette école de hockey que nous faisions, quelqu'un m'a donné un cadeau et c'était un chandail avec une soupe dessus et qui disait "Soup and Stew" et j'ai pensé que c'était hilarant.»

À propos de la collaboration à venir entre les deux hommes masqués, Skinner n’avait que de bons commentaires.

«Je suis ravi, s’est-il exclamé. Je suis tellement excité de le rencontrer et de commencer à jouer avec lui. J'ai entendu des choses incroyables à son sujet, qu'il est un être humain formidable et agréable à côtoyer sur la patinoire et hors de la glace, alors je suis très excité.»