Félix Auger-Alliassime

Crédit : Photo Chantal Poirier

Tennis

Le retour aux sources de Félix Auger-Aliassime

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Après des vacances aux Bahamas avec sa copine, Félix Auger-Aliassime fait une escale de quelques jours au Québec. On l’a rencontré lors de sa visite dans les installations de Tennis Canada, mardi.

Malgré des défaites rapides aux tournois de Wimbledon et de Newport, le neuvième joueur mondial était de bonne humeur.

En plus d’accorder quelques entrevues, il a accepté quelques demandes pour les réseaux sociaux de Tennis Canada. Félix a été égal à lui-même, même si son horaire est plus chargé que jamais.

Si ça l’emmerde, ça ne paraît pas. Tout cela sous le regard attentif de son agent, Bernard Duchesneau.

Quelques minutes auparavant, il a eu l’occasion de s’entraîner avec son paternel sur le central. Il a échangé quelques balles pour avoir les sensations du terrain.

Le Québécois reverra cette surface seulement le 10 août, le jour de son premier match en sol montréalais. C’est un athlète calme qui a répondu aux questions du Journal.

«Ce tournoi a une très grande importance pour moi, indique Félix Auger-Aliassime lors de notre entretien. En toute honnêteté, après les tournois du Grand Chelem, c’est le tournoi que j’aimerais gagner.»

«Les Masters 1000 sont des tournois très importants pour les joueurs durant l’année», ajoute-t-il.

Malgré la présence de plusieurs joueurs du top 10 mondial dans le tableau principal, Auger-Aliassime sera le joueur le plus populaire du tournoi d’Eugène Lapierre.

Gérer les attentes et la pression

Lorsqu’il sera sur le site, les amateurs tenteront de lui arracher un autographe ou une photo. Il sera accueilli en héros par les amateurs à chacun de ses matchs sur le central. Le scénario est déjà écrit.

Et les attentes sont grandes. Le principal intéressé en est conscient. Cependant, l’athlète de 21 ans est maintenant bien outillé pour composer avec ce type de situation.

«Plus tôt dans l’année, j’ai très bien géré les moments de pression, notamment lors de la Coupe ATP ou du tournoi de Rotterdam, explique Auger-Aliassime. À d’autres moments, j’ai été moins capable de le faire.»

«D’une semaine à l’autre, tu ne le sais pas. Ça reste que je suis le même joueur et j’aborde les matchs de la même façon. J’essaye de donner le meilleur de moi-même. Je veux toujours bien jouer, mais je ne veux pas que ça soit quelque chose de négatif. À la fin, comme moi, les gens veulent me voir gagner. Ils veulent voir Félix s’éclater et avoir du plaisir», poursuit-il.

Un tableau relevé

Auger-Aliassime aimerait bien faire un bout de chemin dans le tournoi montréalais. Par contre, il n’aura pas de victoire sur un plateau d’argent de la part de ses adversaires.

Le tableau principal sera très relevé. Il le sera plus que celui de Wimbledon pour une raison précise.

«Il y a deux Russes du top 10 qui n’étaient pas présents [à Wimbledon], analyse Auger-Aliassime. [Daniil] Medvedev est le meilleur joueur au monde. Lorsque tu n’as pas le numéro un mondial dans un tournoi, ça change la donne.»

«Medvedev est champion en titre au Canada et on sait à quel point il connaît du succès sur surface dure. Daniil est toujours l’un des favoris. Nadal est aussi à surveiller s’il demeure en forme. Il y a aussi Carlos Alcaraz et Stefanos Tsitsipas à considérer. Le tableau est très fort ici comme dans tous les masters», fait-il remarquer.

Un arrêt à Los Cabos

Auger-Aliassime et son équipe ont décidé de participer au tournoi de Los Cabos avant celui de Montréal.

C’est un changement par rapport aux dernières années où il prenait part à l’événement de Washington. Il pourra cependant engranger moins de points au classement (250 au lieu de 500) en cas d’une victoire en finale.

«J’ai toujours aimé jouer la semaine avant le tournoi de Montréal pour avoir quelques matchs dans le corps et quelques repères, explique Auger-Aliassime. C’est mieux que de rester ici et d’avoir des regards sur moi à l’entraînement. Dans un tournoi, ça me permet d’être en mode compétition et d’être un peu à l’abri des regards. On a choisi Los Cabos, qui a un tableau moins fort et un laissez-passer au premier tour.»

Auger-Aliassime sera l’une des têtes d’affiche avec Daniil Medvedev, Cameron Norrie et Diego Schwartzman.

Par la suite, il a loué un jet privé qui lui permettra de faire le trajet jusqu’à la métropole dans un délai raisonnable.

Une autre preuve qu’il ne voulait rater le tournoi de Montréal pour rien au monde.

Une escapade à Québec

Félix Auger-Aliassime a fait un saut à Québec durant son passage dans la province. Un moment important pour l’athlète avant de reprendre le collier sur le circuit de l’ATP.

«Je n’étais pas allé à Québec depuis 2020, raconte Auger-Aliassime. Je suis retourné dans mon quartier d’enfance [Ancienne-Lorette].

«J’en ai profité pour montrer à ma copine l’école où j’allais quand j’étais petit. J’ai aussi marché un peu dans le quartier.»

«Juste de revoir la maison où j’ai grandi et l’académie [de tennis Aliassime], c’était spécial. Québec, ce n’est pas grand. J’ai revu plein de visages familiers, des gens avec qui j’ai joué auparavant et des parents de joueurs», poursuit-il.

«C’était bien de retourner au club [Avantage] et de voir qu’il a évolué. C’était intéressant de constater qu’il y a une certaine appartenance qui reste.»

De bons souvenirs

Il est né à Montréal, mais il a grandi à Québec. Auger-Aliassime n’a pas oublié où tout a commencé.

«Ce sont les racines. J’ai quelques souvenirs de Montréal. Le tennis a commencé quand j’étais à Québec à l’âge de 5 ans. Mes premiers tournois étaient là-bas.»

«Mes premiers beaux moments se sont déroulés au Club Avantage. Ça rappelait plusieurs bons souvenirs d’y aller. C’était bien de voir les espoirs qui ont sept ou huit ans. Ça m’a rappelé les moments où j’étais à leur place», se rappelle-t-il.

Malgré sa notoriété internationale, la neuvième raquette mondiale est encore capable de marcher dans les rues de Québec sans se faire importuner.

«Les gens sont respectueux. Ça se passe bien. Le regard des gens a changé au cours des dernières années. Par exemple, je suis allé dans le Vieux-Québec avec ma copine. Je me suis fait arrêter quelques fois, mais les gens l’ont fait poliment. Ils ont toujours de bonnes choses à dire. C’est la même chose à Montréal», relate Auger-Aliassime.

Une fête sur le terrain

Le 8 août, Auger-Aliassime aura 22 ans. Il ne sait pas s’il sera à Montréal pour cette journée spéciale.

Que souhaite un joueur de tennis lorsqu’il souffle les bougies de son gâteau de fête ?

«De la santé pour moi et mes proches, d’avoir de bonnes relations avec eux. Au niveau professionnel, je demande du succès et de gagner le plus de matchs possible. Ce n’est pas le plus important. Je risque d’être à la maison avec ma famille lors de cette journée. Étant donné que c’est la semaine du tournoi, il n’y aura rien d’extravagant.»