Alouettes de Montréal

Crédit : Photo Pierre-Paul Poulin

Alouettes de Montréal

Un duo payant pour les Alouettes

Publié | Mis à jour

Dans l’histoire des Alouettes, Anthony Calvillo a formé des duos marquants avec certains de ses receveurs. Il y a eu Calvillo et Ben Cahoon, Calvillo et Jeremaine Copeland, entre autres. Depuis les deux derniers matchs, on retrouve ce même genre de chimie entre l’ancien quart vedette et... Trevor Harris.

Bien sûr, la cohésion entre la légende et l’actuel pivot des Alouettes diffère de celle qui unissait Calvillo et ses principaux receveurs de passes.

Crédit photo : Photo Agence QMI, Marc DesRosiers

Mais depuis le départ de Khari Jones, c’est Calvillo, entraîneur des quarts-arrière, qui appelle les jeux concernant ses protégés. Et les Alouettes, menés par Harris, sont presque impeccables dans la zone payante.

Une lacune de l’équipe

Cet aspect du jeu était l’une des lacunes de l’équipe depuis le début de la saison.

«Depuis deux semaines, on a pris beaucoup de répétitions à l’entraînement afin de corriger nos problèmes dans la zone payante», a expliqué l’entraîneur-chef Danny Maciocia.

Pour l’instant, la stratégie semble porter ses fruits. Dans la défaite in extremis de 32 à 31 face aux Elks d’Edmonton, il y a deux semaines, les Alouettes ont réussi quatre de leurs cinq tentatives entre la ligne de 20 verges et celle des buts.

Dans la victoire de 40 à 33 contre le Rouge et Noir d’Ottawa, jeudi dernier, c’est cinq de leurs six tentatives qu’ils se sont concrétisées.

Les sourires de retour

Maciocia souligne que ce taux de succès n’est pas étranger au gain contre Ottawa.

La victoire, dit-il, a redonné le sourire aux Moineaux, qui avaient le bec bas depuis quelques semaines.

Lundi midi, malgré le vent qui soufflait sur le terrain d’entraînement, le soleil plombait à nouveau et l’ambiance était détendue.

«Ç’a fait du bien d’en gagner une, après les défaites crève-cœur que nous avons subies depuis le début de la saison», a souligné le pilote par intérim des Alouettes.

Comme les bonnes nouvelles viennent rarement seules, le retour d’un des piliers de la ligne offensive, Sean Jamieson, prévu pour jeudi contre les Tiger-Cats de Hamilton, sera accueilli à bras ouverts par Maciocia. Jamieson s’était blessé au genou droit à Toronto, à la mi-juin.

Montréal devra toutefois composer avec la perte du tout premier choix au dernier repêchage, le secondeur Tyrell Richards. Ce dernier a quitté le terrain en boitant contre le Rouge et Noir.

«Il sera absent au moins cette semaine, après on ne sait pas», a fait savoir Maciocia.

Calvillo et Ray

Vétéran du haut de ses 36 ans, Harris en a vu passer des quarts de renom depuis ses débuts dans la Ligue canadienne de football, en 2012.

Quand on lui parle de l’importance d’avoir un mentor tel que Calvillo à ses côtés et de la chimie qui semble s’être installée entre les deux hommes, il se remémore d’abord ses premiers pas dans le circuit, dans l’uniforme des Argonauts de Toronto.

«À l’époque, les grands quarts-arrière de la LCF, c’étaient Calvillo et Ricky Ray [qui était le partant à Toronto à ses débuts avec l’équipe]. Ce fut une chance d’avoir pu les côtoyer tous les deux durant ma carrière, même si ce fut dans des rôles différents», a pointé l’Américain.

La même vision

Comme Calvillo, Harris n’est pas un quart très mobile. Il préfère de loin utiliser son bras.

Ce qu’il a fait avec succès d’ailleurs contre Ottawa, effectuant 80 % de ses tentatives de passe, pour des gains de 341 verges.

«Trevor et moi avons la même vision du football, alors c’est facile de travailler avec lui, a expliqué Calvillo. Ces jeux dans les 20 dernières verges, nous savions que c’était problématique. Nous les avons pratiqués souvent dans les deux dernières semaines. Nous avons répété toutes les situations possibles.»

– Avec la collaboration de Mathieu Boulay