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F1

Max Verstappen écrase la concurrence en France

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Charles Leclerc semblait en plein contrôle du Grand Prix de France, dimanche au Castellet, mais pour une troisième fois cette saison, il a été contraint à l’abandon pendant qu’il était en tête. 

Il a ainsi offert la victoire à Max Verstappen, qui prend une avance presque insurmontable au classement.

C’est chaussé de pneus usés d’une vingtaine de tours que le pilote de Ferrari a glissé sur la piste. Il a bien tenté de corriger sa trajectoire d’un coup de volant, mais il s’est retrouvé coincé dans le mur.

Parti de la position de tête, Leclerc avait besoin de cette victoire pour s’approcher de Verstappen (Red Bull) au classement. Or, ce dernier a plutôt hérité de la première place alors qu’il semblait incapable de doubler à la régulière son rival monégasque. Le champion du monde en titre possède maintenant une avance de 63 points au classement.

Il ne s’agit pas d’une première erreur pour Leclerc cette saison, et le jeune homme n’a pas été très tendre envers lui-même dans les paddocks.

«On fera les comptes en fin de saison, mais bon, c'est sûr que s'il nous manque 25 ou 30 points [en fin de saison], avec l'erreur d'Imola aussi, en tout, je sais d'où ça viendra, donc je ne pourrai en vouloir qu'à moi-même», a-t-il lancé, selon le site Motorsports.

«On verra à la fin du championnat, mais si je reste à ce niveau-là, c'est sûr que je ne mérite pas de gagner ce championnat. Le niveau est très haut, mais bon, deux erreurs, entre Imola et ici, ça fait mal. Il faut quand même qu'on analyse ce qui s'est passé avec la voiture, parce qu'en fait je n'arrivais pas à mettre la marche arrière. Mais bon, ce sont des détails, il ne faut pas mettre une voiture dans le mur avant ça.»

Les deux pilotes de Mercedes, soit Lewis Hamilton et George Russell dans l’ordre, ont également grimpé sur le podium. Derrière, Carlos Sainz (Ferrari), parti de la 19e position après que Ferrari eut changé quelques pièces de son groupe motopropulseur, a réalisé une belle opération en terminant cinquième.

Lance Stroll résiste

Lance Stroll a démontré ce dont il est capable dès l’extinction des feux rouges, gagnant pas moins de cinq positions au cours de la première boucle. Parti 15e, il a ainsi terminé 10e.

Ces cinq places gagnées sont d’ailleurs les seules obtenues par le Québécois, qui a notamment été incapable de tenter une manœuvre de dépassement aux dépens d’Esteban Ocon ou de Daniel Ricciardo malgré l’utilisation du système de réduction de la traînée (DRS) lors de son premier relais.

Abonné aux excellents départs, Stroll parvient à compenser un manque de vitesse pure de sa voiture lors des plus récentes qualifications.

«Nous avons réussi un excellent premier tour, ce qui nous a préparés pour une excellente course, s’est réjoui Stroll, selon un communiqué de son écurie Aston Martin. J’ai aussi failli [dépasser] Ocon, mais c’était important d’avoir un bon départ.»

Une dégradation importante des pneus durs en dernière partie d’épreuve l’a forcé à ralentir, le temps de stabiliser la surchauffe des gommes. S’il a tenu Ricciardo en alerte lors des derniers tours, il a été incapable de le passer, étant lui-même embêté par la pression de son coéquipier Sebastian Vettel pendant les derniers virages.

«J'ai senti que j'avais un certain élan dans les phases finales pour éventuellement rattraper Ricciardo. Nous poursuivons notre tendance à être plus compétitifs le dimanche [qu’en qualifications], donc c’est une bonne plateforme à l'approche de la pause estivale.»

«J'ai eu un accroc à la sortie dans le dernier tour, car j'avais du mal avec mes pneus à la toute fin. C'était un bon combat avec Sebastian, mais le plus important était de ramener un point pour l'équipe.»

Le Québécois récolte donc un quatrième point cette saison, tous obtenus avec des 10es places et il estime que ce résultat était intéressant en vue des vacances estivales. Il demeure toutefois à 11 points de Vettel.

Quoi qu’il en soit, le directeur d’équipe Mike Krack retient de bonnes choses de cette escale française en vue du GP de Hongrie, dans une semaine, mais également pour le retour des vacances estivales à la fin du mois d’août.

«Avoir deux voitures dans les points aurait été formidable, mais ce ne devait pas être ainsi, a déclaré Krack. Malgré tout, notre rythme de course était correct et notre fiabilité était bonne, et c'est une base solide pour avancer vers le Hungaroring – un circuit qui, selon nous, pourrait mieux convenir à notre voiture que le Paul-Ricard.»