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F1

GP de France: un point réconfortant pour Stroll

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Classé dixième dimanche, à l’issue du Grand Prix de France, Lance Stroll n’a pas caché sa satisfaction d’avoir récolté un quatrième point cette saison.

«Je suis heureux de cette dixième place, a déclaré le pilote québécois. C’est comme si j’avais passé 90 minutes dans un four tellement il faisait chaud. Notre rythme était étonnamment meilleur en course que celui auquel je m’attendais.

«J’ai pu résister à la menace de certains de mes adversaires et c’est réconfortant autant pour moi que pour l’équipe», a-t-il renchéri.

Après une autre séance de qualifications très décevante, où, pour une quatrième fois de suite, il a été éliminé dès la première ronde (Q1) samedi, Stroll a gagné cinq positions dès le premier tour, lui qui s’était élancé du 15e rang lorsque les feux rouges se sont éteints.

«J’ai effectué un bon départ, a expliqué Stroll, et ça m’a donné confiance. Je commence à apprivoiser le comportement de ma voiture et c’est de bon augure pour la suite des choses.»

Accrochage évité avec Vettel

Le dernier tour aurait pu être catastrophique pour l’écurie Aston Martin parce qu’une touchette a été évitée de justesse avec son coéquipier Sebastian Vettel à la sortie du dernier virage.

«C’était limite, a reconnu Stroll, mais tout était sous contrôle. J’éprouvais plus de difficultés avec mes pneus en fin d’épreuve, mais j’ai pu rester devant lui.»

Vettel, lui, s’est dit frustré d’avoir été incapable d’inscrire le moindre point, prétextant que la circulation... lourde l’a empêché de progresser.

«On a manqué un peu de performance, a dit le quadruple champion du monde, pour doubler certains rivaux. Mais, au moins, la monoplace s’est montrée moins capricieuse et c’est bon signe.»

Abandon pour Latifi

Profitant pour la première fois des évolutions sur sa Williams, Nicholas Latifi s’est montré plus compétitif que d’habitude, même si son coéquipier, Alexander Albon, l’a encore fait mal paraître.

«Il y a beaucoup de points positifs à tirer, a raconté le pilote torontois. J’ai réalisé que je pouvais enfin me battre avec des pilotes qui étaient plus rapides que moi en début d’année.»

Latifi n’a toutefois pas vu le drapeau à damier. Un accrochage avec Kevin Magnussen (Haas) l’a contraint à l’abandon au 38e des 53 tours de la course.

«Honnêtement, je ne pense pas que je suis responsable de l’accident avec Kevin, a prétendu Latifi. C’est dommage car un bon résultat [sans terminer parmi les dix premiers on s’entend] aurait été possible.»

Dans le club des « 300 »

Lewis Hamilton n’a toujours pas remporté de course cette année, mais sa deuxième place et la présence de son coéquipier George Russell sur la troisième marche du podium tendent à prouver que l’écurie Mercedes progresse à un bon rythme.

Hier, le Britannique disputait le 300e Grand Prix de sa brillante carrière pour devenir le sixième pilote de F1 à atteindre ce plateau.

Kimi Räikkönen (350), Fernando Alonso (346), Rubens Barrichello (323), Michael Schumacher (307) et Jenson Button (306) l’ont précédé.