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Canadiens de Montréal

Juraj Slafkovsky pas assuré d’amorcer la saison à Montréal

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Bien qu’il ait été choisi au tout premier rang du repêchage 2022 de la Ligue nationale de hockey (LNH), Juraj Slafkovsky devra faire ses preuves pour décrocher un poste avec le Canadien de Montréal, comme tous les autres jeunes joueurs de l’organisation.

C’est ce que le vice-président des opérations hockey du CH, Jeff Gorton, a affirmé mercredi lors d’un épisode du balado «The Bob McCown Podcast». L’ancien directeur général n’a pas à regarder bien loin pour prouver ce qu’il avance. En 2021-2022, Owen Power a choisi de terminer son parcours universitaire avant de rejoindre les Sabres de Buffalo.

Rien ne presse dans le cas de l’attaquant slovaque, qui pourrait aussi bien évoluer dans LNH, la Ligue américaine, en Europe ou encore dans les rangs juniors de la Ligue canadienne de hockey, si l’organisation le juge nécessaire.

«Owen Power a été choisi au premier rang et est retourné avec [l’université du] Michigan. Nous prendrons la meilleure décision pour lui. J’aimerais croire qu’il sera prêt, nous lui donnerons toutes les chances, mais s’il n’est pas prêt, nous pourrons réagir», a expliqué Gorton.

L’homme de hockey ne se met pas le doigt dans l’œil; Slafkovsky possède des qualités qui peuvent aider le Canadien dès la saison prochaine et il pourrait apprendre très vite.

«Slafkovsky a un profil qui est très difficile à trouver avec son gabarit, sa puissance et son coup de patin. Quand on le regarde, on se dit qu’il est un grand gaillard, mais quand on voit son visage, on pourrait penser qu’il a 16 ans. Il y a énormément place à amélioration», a-t-il reconnu.

Reconstruction rapide?

L’ailier gauche de 18 ans fait sans contredit partie de la solution pour le Tricolore. La reconstruction, après une saison de misère, pourrait-elle aller plus rapidement que prévu? Gorton pense que oui.

«Nous essayons de voir le positif. Nous avons eu le premier choix, nous avons pu conclure quelques transactions et ajouter quelques jeunes joueurs. Je crois que nous commençons à tourner le coin du mur», a-t-il mentionné, ajoutant qu’il voudrait faire de Montréal une destination prisée par les joueurs autonomes.

«Quand j’étais à New York, il y avait toujours des joueurs qui voulaient venir à New York. À Boston, nous avions aussi des gens qui voulaient venir. C’est ce que nous devons faire. Nous devons créer cet environnement», a argué Gorton.

La présence d’un joueur prometteur comme Slafkovsky peut assurément peser dans la balance.

Wright pas mal intentionné

Gorton, le directeur général Kent Hughes et le reste de l’état-major du Canadien, auront su garder secrète l’identité du premier choix au total, jusqu’à ce qu’ils s’amènent sur la scène du Centre Bell. La sélection du Slovaque a causé une certaine surprise chez les partisans, mais jamais autant qu’à Shane Wright, qui était pressenti par plusieurs pour endosser l’uniforme bleu-blanc-rouge.

Finalement choisi par le Kraken de Seattle avec le quatrième tour de parole, le jeune joueur de centre a semblé diriger un regard assez évocateur de son mécontentement vers la table du Canadien. Gorton pense que si ce coup d’œil leur était vraiment adressé, il n’était pas rempli de mauvaises intentions.

«Nous avons passé pas mal de temps avec Shane. Il est un jeune homme incroyable, nous avons appris à le connaître. Nous l’avons observé sous toutes ses coutures, nous lui avons posé beaucoup de questions difficiles, nous avons fait de la vidéo, nous sommes allés souper avec lui», a déclaré Gorton, qui dit ne retenir que de bonnes choses de Wright.