Crédit : PHOTO COURTOISIE / UNIVERSITÉ DU MISSOUR

MLB

Nathan Landry heureux de se joindre aux Red Sox

Publié | Mis à jour

Le Québécois Nathan Landry était encore adolescent quand il a profité d’un voyage scolaire pour visiter le Fenway Park, à Boston. Plusieurs années après ce périple avec ses camarades de l’école secondaire Le Boisé, à Victoriaville, le hasard a voulu qu’il soit repêché par... les Red Sox.

«Quand j’étais plus jeune, je jouais surtout au hockey avec mes amis, jusqu’au niveau midget A. J’ai choisi de me consacrer au baseball sur le tard», a raconté celui qui a été sélectionné en 15e ronde, 459e au total, mardi.

Le lanceur gaucher, maintenant âgé de 23 ans, a effectivement un parcours atypique. Après un passage au Collège Laflèche, à Trois-Rivières, Landry s’est d’abord illustré dans la Ligue de baseball junior élite du Québec, dans l’uniforme des Aigles. Un séjour aux États-Unis, qui s’est complété cette saison dans la NCAA, avec les Tigers de l’Université du Missouri, a dicté la suite.

«Je suis très content de me joindre aux Red Sox, j’avais eu des bonnes discussions avec leurs recruteurs avant le repêchage, c’est une organisation de première classe», a réagi Landry, se réjouissant d’obtenir une telle opportunité à son âge.

Utilisé à toutes les sauces

Au cours de la récente campagne à l’Université du Missouri, Landry a participé à 15 matchs avec les Tigers. Parfois utilisé comme partant, mais surtout à titre de releveur, le gaucher a conservé une moyenne de points mérités de 3,67 en 41 manches et deux tiers. Il a par ailleurs réussi 54 retraits au bâton.

Si sa balle rapide atteint les 90 milles à l’heure, c’est surtout une excellente balle glissante qui permet à Landry de déjouer de nombreux frappeurs.

«Je n’ai pas de préférence entre les rôles de partant et de releveur, j’ai été utilisé à toutes les sauces dans la dernière année et j’en ai profité pour faire face à différentes situations», a-t-il indiqué.

Bientôt en Floride

Maintenant membre de l’organisation des Red Sox, Landry devra attendre de recevoir son visa de travail avant de pouvoir participer au camp de développement, à Fort Myers, en Floride.

«Les 24 dernières heures ont été particulières, a conclu Landry, interrogé dans la journée de mercredi. J’ai reçu beaucoup d’amour de la famille et des proches. Il y a beaucoup de gens qui me soutiennent et j’ai beaucoup de reconnaissance pour tous ceux qui ont été mes entraîneurs.»