Crédit : PHOTO COURTOISIE VINCENT ETHIER/ EYE OF THE TIGER

Boxe

Christian Mbilli vers une grande année 2023

Publié | Mis à jour

Le boxeur Christian Mbilli, protégé d’Eye of the Tiger Management, a accepté avec joie d’affronter DeAndre Ware le 9 septembre. Si le prochain adversaire du Français invaincu semble plus faible sur le papier que ses derniers, il entend profiter de l’occasion pour grimper le classement de sa catégorie.

Mbilli, déjà champion World Boxing Council (WBC) Continental des Amériques, aura l’occasion d’empocher une deuxième ceinture en affrontant l’Américain dans le duel principal du gala qui aura lieu au Cabaret du Casino de Montréal, tel qu’annoncé mercredi.

«Je dirais qu’il est l’une des dernières options de qualité qu’on avait sur notre liste, a-t-il dit de Ware, mercredi, au bout du fil. Malgré qu’on ait eu un peu de mal à trouver des adversaires qu’on voulait, je crois qu’on a trouvé un adversaire de qualité qui donnera un bon spectacle au public du Casino de Montréal.»

Chez les 168 lb, Mbilli (21-0-0, 19 K.-O.) a défait son compatriote Nadjib Mohammedi par K.-O. au cinquième round en mars, après son gain par décision unanime face à Ronald Ellis. Contre Ware (15-3-2, 9 K.-O.), il se battra aussi pour le titre de la World Boxing Association (WBA) des poids super-moyens.

Plus on s’approche du haut de l’échelle, plus on est craint. C’est la situation vers laquelle Mbilli se dirige lentement, mais sûrement.

«Ça commence à être de plus en plus dur de trouver des adversaires qui acceptent de me combattre, ou qui, comme excuse, demandent une fortune», a avoué celui qui est au troisième rang du classement de la WBC.

«Je n’ai pas envie de prendre la grosse tête en me disant: “Tout le monde a peur de moi”. C’est peut-être du sport, mais c’est aussi une “business”. Les gens veulent rentabiliser leurs combats. Si un jour, un adversaire du calibre de [Saul “Canelo” Alvarez] veut me combattre, mais qu’il n’y a que 50 000 ou 60 000 $ en jeu, j’aurais plus à perdre qu’à gagner. Je préfère prendre les petits boxeurs et monter dans les classements et ensuite aller demander plus à un gros adversaire», a-t-il sagement expliqué.

Pas trop rapidement, pas trop lentement

À 27 ans, Mbilli est encore bien jeune, mais il a l’impression qu’il atteindra sa maturité physique sous peu. Au sommet de sa forme, il croit qu’est venu le moment de pousser pour devenir aspirant obligatoire. Sans pépin, ça pourrait se faire dès 2023.

«Ce n’est pas vraiment un plan B, a-t-il assuré en parlant de Ware. C’est sûr que j’aurais aimé avoir un [David] Benavidez ou un [Edgar] Berlanga ou un ancien champion du monde tout de suite, mais voilà...»

Même s’il est sur une lancée, le natif du Cameroun doit quand même poursuivre son apprentissage. Pour progresser, il devra faire preuve de patience dans le ring, écouter davantage son entraîneur pendant le combat et surtout, éprouver du plaisir.

Il reconnait avoir beaucoup aimé affronter Mohammedi et Ellis, et qu’il voudrait se battre une autre fois en 2022 après le rendez-vous de septembre. La victoire de Mbilli face à Ware est encore loin d’être acquise, cependant. Ce dernier a déjà battu Ellis par décision majoritaire, en 2019.

«C’est vraiment un boxeur de style américain. Il a une défense à l’américaine, il tourne autour du jab et aime prendre son temps. Il a une bonne technique au niveau de la défense et de l’attaque», a analysé Mbilli, déjà impatient d’en découdre.

Le retour de Kean

En demi-finale de la soirée du 9 septembre, Simon Kean effectuera son retour dans le ring après son triomphe face à Shawndell Terence Winters en février. La Canadienne Mary Spencer, qui a malmené l’ancienne championne du monde Chris Namus en juin, renouera également avec l’action.

Luis Santana, Leïla Beaudoin, Avery Martin-Duval ainsi que Christopher Guerrero prendront également part à l’événement.