CF Montréal

Mason Toye revient vraiment de loin

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On peut dire de Mason Toye qu’il revient de loin après s’être tapé deux rééducations consécutives qui l’ont tenu loin du terrain pendant 10 mois.

Toye s’est d’abord blessé à l’épaule le 8 août 2021. Il s’apprêtait à rejoindre ses coéquipiers au camp d’entraînement cet hiver quand il s’est déchiré un adducteur sur le gazon synthétique du Stade olympique.

«J’étais à une journée ou deux de réintégrer l’équipe et je me suis déchiré l’adducteur qui s’est détaché de l’os. Je ne pensais pas que ça serait aussi sévère», a-t-il avoué.

«La bonne nouvelle, c’est que c’était du côté gauche et j’ai marqué mes deux buts depuis mon retour du pied gauche, ça veut dire qu’on a fait la rééducation de la bonne façon.»

Encore des ajustements nécessaires

Car oui, il est enfin revenu au jeu et en a profité pour marquer un doublé dès son premier départ dans une victoire contre Seattle à la fin du mois de juin.

Depuis son retour au jeu, il a participé à cinq rencontres, dont deux comme titulaire. 

«J’ai déjà marqué deux buts et nous avons accumulé trois victoires, je dirais que c’est réussi.»

Toye est toujours en train de retrouver tous ses réflexes après une si longue absence et c’est le genre de truc qui revient en situation de match. À cet égard, il a de l’aide des adjoints de Wilfried Nancy.

«Le plus difficile, c’est de retrouver les facultés cérébrales au cours d’un match. Il faut retrouver son sens de l’anticipation sur certains jeux ou certaines courses.

«Ça prend du temps, mais Kwame [Ampadu] et Laurent [Ciman] se sont assis avec moi pour regarder des vidéos afin que je retrouve ma vitesse.»

Bonne compétition

Si Toye n’a eu que deux départs sur cinq rencontres, c’est parce qu’on veut gérer son retour, mais aussi parce qu’il doit se battre avec Romell Quioto et Kei Kamara pour obtenir des minutes à l’attaque.

Ce n’est pas une situation qui le gêne, bien au contraire. Il assure que c’est un environnement idéal.

«Il y a de la compétition au sein du groupe, mais c’est ce qu’on veut. Il y a de la fluidité dans une saison. Ça dépend notamment des matchs et de comment les gars se comportent.

«Il faut gagner ses minutes à l’entraînement et c’est fantastique d’être dans une équipe où c’est possible et peut-être parce que nous n’avons pas de joueur désigné de renom. Il faut travailler pour être dans l’effectif, il n’y a personne qui est là en raison d’un gros salaire.»