Noel Thorpe

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Alouettes de Montréal

Du football intense et physique avec Noel Thorpe

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Lorsqu’il a pris la décision de congédier son coordonnateur défensif, le directeur général Danny Maciocia n’a pas eu besoin de faire de longues recherches pour trouver son prochain candidat. Il s’est tourné vers son bon ami Noel Thorpe.  

Une décision qui n’a surpris personne. Maciocia voulait avoir un coordonnateur avec une philosophie défensive identique à la sienne.

«C’est une défensive qui doit dominer la ligne de mêlée et qui doit mettre la pression sur le quart adverse, a mentionné le directeur-général des Alouettes. Elle doit forcer l’adversaire à travailler en deuxième essai et plusieurs verges à franchir. 

«Elle doit aussi bien déguiser ses couvertures.»

Ces critères font partie de la philosophie de Thorpe. Qu’il soit à Montréal, Edmonton ou à Ottawa, son système n’a pas changé. Seuls les joueurs sur le terrain sont différents. 

Dans son livre de jeux, ses protégés doivent être intenses et physiques à chaque séquence. C’est la mentalité qu’il veut implanter au sein de l’unité défensive montréalaise. 

«Nous avons des joueurs actifs et physiques, a analysé Thorpe. Ils sont en mesure de perturber le travail de la pochette protectrice. 

«Lorsque je regarde notre match contre Edmonton la semaine dernière, on a été en mesure de déranger le quart adverse. Maintenant, il faut trouver une façon de le rabattre derrière la ligne de mêlée. J’aime les éléments que nous avons sous la main.»

Avant même de mettre le pied sur le terrain pour son premier entraînement, Thorpe connaissait déjà plusieurs joueurs chez les Alouettes. Il a dirigé certains d’entre eux à Ottawa et à Edmonton dans les dernières années. 

Jamais deux sans trois...

Thorpe en est à son troisième séjour avec les Alouettes. On se souvient qu’il avait été congédié cavalièrement par Kavis Reed en 2017 après quatre ans de loyaux services. 

À ce moment-là, il était pressenti pour devenir entraîneur-chef. Par contre, son rêve avait pris fin de façon abrupte. Toutefois, lorsqu’il a reçu l’appel de son ami de longue date pour un boulot avec les Alouettes, la réflexion n’a pas été trop longue. 

«Pour moi, c’était un no brainer, a mentionné Thorpe. Le moment était parfait pour cette opportunité. Je ne pouvais pas la refuser. J’ai beaucoup d’admiration et de respect envers Danny. Notre relation va au-delà du terrain de football.»

Dès ses premières journées de boulot au Stade olympique, Thorpe s’est senti confortable. 

«C’était comme de revenir dans une place familière. Ma femme et moi avons élevé notre famille dans cette ville. Cette organisation compte beaucoup pour moi et ma famille.»

Une grosse perte

Lors du premier match de la saison, les Alouettes ont perdu deux piliers pour plusieurs semaines. Le premier est William Stanback. Le deuxième ? Greg Reid. 

Le demi défensif serait un poisson dans l’eau dans le système de Thorpe. Son style punitif cadrerait parfaitement avec cette nouvelle philosophie. 

«C’est un vétéran et il était un leader au sein de l’équipe, a mentionné Marc-Antoine Dequoy. C’était quelqu’un de rassembleur dans le vestiaire et il gardait le groupe serré.»

Les Alouettes doivent se croiser les doigts afin que Reid puisse revenir au jeu avant la fin de la saison. Blessé à un genou, il est sur la liste des blessés pour six matchs.