Crédit : Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Alouettes de Montréal

Un rôle inhabituel pour Danny Maciocia

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

À son premier match à la barre des Alouettes la semaine dernière, Danny Maciocia s’est retrouvé dans une situation particulière.

Celui qui occupe également les fonctions de directeur général avait une oreillette avec le plan de match de son équipe dans les mains. On l’a vu discuter avec ses coordonnateurs Noel Thorpe, Anthony Calvillo et Byron Archambault lors des moments importants.

«Mon rôle est un peu d’être un gestionnaire de match et de prendre les décisions importantes comme dans les situations de troisième essai, a mentionné Maciocia au sujet de son retour sur les lignes de côté. Ce sont mes coordonnateurs qui vont appeler les jeux durant les matchs.

«De temps en temps, ça se peut que je sorte une idée. Lors du premier match, ils ont fait un excellent boulot. À l’attaque, ils ont quatre touchés en cinq présences dans la zone payante. J’étais tellement content pour Anthony [Calvillo].»

«Un peu difficile»

Pour ceux qui connaissent Maciocia, il n’est pas le style d’entraîneur à avoir un rôle effacé dans les matchs qu’il dirige.

«C’est seulement un poste d’intérim. Je suis chanceux d’avoir les assistants que nous avons en place. Ce sont eux qui vont gérer, mais je suis toujours présent dans les réunions et je pose des questions.

«Est-ce que je suis habitué à ce rôle-là? Non pas du tout. J’ai trouvé cela un peu difficile, mais ça fait partie de la situation actuelle.»

Il ne faut pas oublier qu’il est responsable de la présence des trois coordonnateurs chez les Alouettes. Trois hommes en qui il a une grande confiance.

Un transfert des pénalités

Encore une fois, l’indiscipline a été un des facteurs dans la défaite de 32 à 31 des Alouettes, jeudi. Les hommes de Maciocia ont donné 180 verges sur un plateau d’argent aux Elks d’Edmonton.

L’homme de football a apporté une perspective différente de cette situation.

«La chose que nous avons faite, c’est que nous avons pris des punitions de rudesse excessive et on les a transférées pour des punitions d’interférence sur les receveurs adverses, a expliqué Maciocia.

«La bonne nouvelle, on a évité les punitions de 15 verges. La mauvaise, on doit être en mesure de mieux jouer le ballon lorsqu’il est dans les airs.

«Ça laisse des verges à l’adversaire et on ne peut pas se le permettre. C’est un nouveau système pour notre défensive.»

Le Québécois de 55 ans ne lance cependant pas la pierre au demi défensif Wesley Sutton, qui a écopé de plusieurs punitions coûteuses contre Edmonton.

L’instinct du tueur

Les joueurs n’ont pas baissé les bras, mais ils savent qu’ils doivent mieux faire.

«On n’aime pas ça avoir une fiche de 1-4, a souligné Kristian Matte. On a des défaites par un point, mais on n’a pas disputé un match où on a été bons dans les trois phases du ballon en même temps.

«Il nous manque un peu l’instinct du tueur. On l’a peut-être pendant deux ou trois quarts, mais pas pendant 60 minutes. Il faut essayer de toujours jouer de la bonne façon, peu importe, le pointage qui est au tableau indicateur. On ne peut pas prendre cela relaxe. Dans la Ligue canadienne, ça peut changer très vite.»

Le joueur de ligne offensive croit que ses coéquipiers et lui doivent se regarder dans le miroir pour leur rendement actuel.

«On se tire souvent dans le pied avec des punitions, des échappées et des interceptions. Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne, mais des 12 gars qui sont sur le terrain. C’est ce qui nous tue présentement.»

Dans le calepin...

L’ancien entraîneur-chef des Alouettes Khari Jones n’a pas mis de temps pour se trouver du boulot. Il a été embauché à titre de consultant aux opérations football des Tiger-Cats de Hamilton lundi. Il s’agit d’un retour aux sources pour lui. Il a déjà occupé le poste de responsable des quarts des Tiger-Cats en 2011. De plus, Jones a déjà porté les couleurs de cette équipe en 2005.

Le secondeur Adarius Pickett, qui a raté les deux dernières rencontres en raison d’une blessure, s’est entraîné avec ses coéquipiers pour une deuxième journée consécutive. On peut s’attendre à ce qu’il revienne au jeu jeudi contre le Rouge et Noir d’Ottawa. Ce serait une bonne nouvelle pour la défensive montréalaise.

Le président Mario Cecchini est venu faire son tour à l’entraînement, lundi. Il demeure convaincu que son équipe pourra revenir dans le droit chemin dans les prochaines semaines. Des défaites, ce n’est jamais bon pour les assistances.

L’entraîneur-chef Danny Maciocia a confirmé que Trevor Harris obtiendra le départ au poste de quart, jeudi, dans la capitale fédérale. Il a été capable du meilleur comme du pire depuis qu’il a succédé à Vernon Adams Jr. Lors de ses deux derniers matchs, Harris a lancé deux passes de touché, mais il a été victime de quatre interceptions.