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Hockey Canada: un fonds pour cacher les abus sexuels?

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Le scandale qui frappe de plein fouet Hockey Canada au sujet d’un viol collectif survenu en 2018, à London, en Ontario, a pris une autre tournure plutôt cynique, lundi, alors que l’organisation aurait utilisé un fonds prévu spécialement pour payer des risques non assurables, dont les réclamations pour abus sexuels.

C’est du moins ce que suggère une déclaration sous serment de l’ancien vice-président des assurances et de la gestion des risques de Hockey Canada, Glen McCurdie, dans un autre dossier qui date de juillet 2021, et sur laquelle a mis la main La Presse Canadienne.

«Hockey Canada maintient une réserve dans un compte séparé pour payer les responsabilités non assurées au fur et à mesure qu'elles surviennent», peut-on lire, dans la déclaration de McCurdie.

«Les passifs non assurés incluent les réclamations potentielles pour abus sexuels passés.»

McCurdie, qui n’est d’ailleurs plus à l’emploi de Hockey Canada depuis décembre 2021, après avoir pris sa retraite, était absent lorsque les dirigeants de l’organisation plongée dans la tourmente depuis le mois d’avril ont dû s’expliquer devant le Comité permanent du patrimoine canadien, à la Chambre des communes, au mois de juin, lui qui pleurait le décès de son paternel. Il devrait toutefois y être lors d’une autre série de réunions qui s’entame mardi.

Après le dépôt de la poursuite par une femme qui accuse huit joueurs de l’édition 2018 d’Équipe Canada junior de l’avoir violé, Hockey Canada a perdu plusieurs de ses commanditaires en plus d’avoir perdu le financement du gouvernement fédéral.