CF Montréal

Mauro Biello entre dans la légende

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

À la mi-temps du match entre le CF Montréal et le Toronto FC, samedi soir, Mauro Biello a fait son entrée parmi les grands de l’Impact de Montréal.

Biello, qui est aujourd’hui entraîneur adjoint de John Herdman avec l’équipe nationale masculine qui participera à la coupe du monde en novembre prochain, a vu son nom être ajouté au Mur de la renommée du stade.

Il se retrouve désormais aux côtés de ses anciens coéquipiers Nevio Pizzolitto, Gabriel Gervais et Greg Sutton.

Hommage de Gabriel Gervais -

La courte cérémonie s’est voulue sobre, à l’image de l’homme. Les partisans ne se sont toutefois pas gênés pour lui donner une bonne dose d’amour.

C’est entouré de sa famille et d’anciens coéquipiers que Biello a vécu le moment.

Une légende

On peut dire de Biello qu’il est une véritable légende du club puisqu’il y a passé l’essentiel de sa carrière de joueur et qu’il y a amorcé son virage vers le métier d’entraîneur.

Il a porté les couleurs du Supras, puis de l’Impact, de 1991 à 2009 avec une parenthèse d’une saison avec les Raging Rhinos de Rochester en 1999.

Il est devenu adjoint dès qu’il a accroché ses crampons et a fait la transition vers la MLS en travaillant aux côtés de Jesse Marsch, Marco Schällibaum et Frank Klopas avant de prendre la relève de celui-ci lors de son congédiement, au cours de la saison 2015.

Cette année-là, il a mené son équipe en demi-finale de l’Association Est. En 2016, le Bleu-blanc-noir est passé à une demie d’atteindre la finale de la Coupe MLS, s’inclinant finalement en prolongation contre Toronto FC.

Parmi les tops

Croisé avant la rencontre, l’annonceur maison de l’équipe, Robert Tanguay, ne s’est pas fait prier pour parler de Biello.

«Ça fait treize ans qu’il a arrêté de jouer et il y a quand même eu de bons joueurs qui sont venus ici, mais il est encore parmi les tops de l’équipe», a expliqué celui qui est la voix de l’équipe depuis près de 30 ans et qui avait hâte à la cérémonie.

«Je t’en parle et j’ai des frissons. Dans mon texte, il y a à peu près huit O à la fin de son nom. C’est un des premiers qui m’a donné un thrill.»

Tanguay y est même allé d’une comparaison plus que flatteuse à l’endroit de Biello.

«Je l’ai côtoyé lors des entraînements publics à travers la province. C’était un gars accessible. Un gars comme ça, c’est l’âme et le cœur de l’équipe.

«Je ne veux pas le comparer, mais c’est un Guy Lafleur à sa manière. C’est un gars simple et souriant. Il ne disait jamais non et prenait le temps d’arrêter de jaser avec les gens.»

Un leader

Parmi les partisans croisés à l’entrée du Stade Saputo, Éric Lussier a eu l’occasion de voir jouer Biello.

«C’est un joueur qui était super dynamique sur le terrain, toujours opportuniste. C’était un bon leader. Si ce n’est pas le plus grand, c’est un des plus grands joueurs du club.»

Karl Monney l’a plutôt connu comme entraîneur-chef et se souvient de son cran et de sa volonté de faire passer les intérêts de l’équipe en premier.

«Je retiens qu’il n’a pas hésité à mettre Didier Drogba sur le banc afin de prendre les décisions pour faire gagner l’équipe.»