Alouettes de Montréal

Duvernay-Tardif jouera-il vraiment avec les Alouettes?

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Pour le directeur général et entraîneur-chef par intérim des Alouettes, Danny Maciocia, c’était une question de gros bon sens d’obtenir les droits sur Laurent Duvernay-Tardif. De là à brandir à tout vent l’espoir que le célèbre garde enfile réellement l’uniforme, il y a une marge.

Les Alouettes ont obtenu les droits sur «LDT» lors d’une transaction avec les Stampeders de Calgary, jeudi. Après la défaite en soirée, une quatrième cette saison, Maciocia a mentionné brièvement qu’il travaillait sur ce dossier depuis un an.

Aujourd'hui, il a expliqué au Journal sa vision des choses quant à l’engagement potentiel de Duvernay-Tardif avec les Alouettes.

«Ce serait malhonnête de ma part de dire à tout le monde que, oui, Laurent Duvernay-Tardif va jouer pour les Alouettes. Je ne sais pas s’il a de l’intérêt pour le moment, mais ses droits devaient nous -appartenir. Un individu comme lui, c’est beaucoup plus important d’avoir ses droits au Québec qu’en Alberta», a-t-il fait valoir.

Maciocia ne s’enfonce pas la tête dans le sable. Il comprend très bien que Duvernay-Tardif a encore l’espoir d’une autre opportunité dans la NFL et qu’il se voue actuellement à la médecine.

«Quand on a fait la transaction, ce n’était pas nécessairement en se disant qu’il allait porter le chandail sur le terrain, mais il peut nous aider d’autres façons en tant qu’organisation.

«C’est pour ça qu’il fallait obtenir ses droits avant toute chose parce que la réalité, c’est que c’est impossible de s’associer avec lui d’une quelconque façon si ses droits appartiennent à une autre équipe. Ce serait du maraudage», a-t-il dit.

Un premier contact

Maciocia affirme avoir discuté aujourd'hui en matinée avec l’agent du Québécois de 31 ans, Sasha Ghavami.

«Je lui ai simplement expliqué les motifs de la transaction et il a bien compris. Je ne suis pas allé plus loin. On va voir ce que ça va donner», a-t-il indiqué.

Pas juste un coup de pub

Le patron de l’aspect football chez les Alouettes sait pertinemment que certains diront qu’il ne s’agissait que d’un geste de relations publiques, mais il s’oppose à cette perception.

«Laurent, je le connais. J’ai coaché contre lui quand j’étais avec les Carabins [de l’Université de Montréal]. J’ai pu échanger avec lui et j’ai un énorme respect pour l’individu qu’il est et qui rend fier tout le Québec par ses réalisations.

«S’il peut changer la vie de quelques étudiants-athlètes en étant associé à notre organisation, la société ne peut qu’en bénéficier, a-t-il plaidé.

«Si Laurent ne joue pas pour nous, ça ne nous aura absolument rien coûté. Et s’il décidait de jouer pour nous, ça nous coûterait des choix, mais on obtiendrait tout un joueur !» a conclu le directeur général.

Le clan Duvernay-Tardif n’a pour sa part pas commenté la nouvelle.