Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens de Montréal

Les Hutson, une famille de hockey

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Le sport et l’éthique de travail ont toujours occupé une place prédominante dans la famille de Lane Hutson.

Il serait présomptueux de suggérer que l’espoir du Canadien de Montréal était destiné à devenir un joueur de hockey professionnel. Toutefois, grandir sous l’égide d’un père qui a fait carrière dans les patinoires et d’une mère qui a été membre de l’équipe nationale américaine de gymnastique vient certainement avec ses bienfaits.

«Nous comprenons l’importance de s’entraîner exceptionnellement fort, explique le paternel du défenseur de 18 ans, Rob Hutson, au bout du fil. L’effort que tu investis équivaut au résultat que tu obtiens.»

Les quatre garçons de la famille Hutson évoluent aujourd’hui à différents niveaux dans le hockey collégial ou universitaire américain. Lane et son frère aîné Quinn entameront l’an prochain leur stage avec les Terriers de l’Université de Boston, 30 ans après que Rob Hutson eut amorcé le sien à l’Université de l’Illinois.

Le paternel a continué d'œuvrer dans les arénas du Midwest américain et est aujourd’hui propriétaire d’une patinoire à Chicago, où le clan Hutson passe ses étés. C’est d’ailleurs dans la Ville des vents que Lane Hutson a rencontré un certain Cole Caufield, avec qui il s’est déjà entraîné.

«Lane a aussi beaucoup vu jouer Kirby Dach, enchaîne Rob Hutson. Le mouvement de jeunesse et le potentiel du Canadien sont très excitants pour nous.»

Les six membres de la famille étaient d’ailleurs présents à Montréal lorsque le CH a utilisé la 62e sélection du repêchage pour obtenir les services de Hutson.

«C’était une expérience incroyable pour toute notre famille. Nous avons pu partager notre excitation, c’était un réel plaisir. Montréal est une ville magnifique et il n’y a aucun endroit dans le monde où les gens aiment autant le hockey», affirme Rob Hutson.

Un mariage fait sur mesure

Le paternel estime par ailleurs que le mariage entre son fils et le CH est idéal. Ayant lui-même joué dans la NCAA et dans des ligues mineures américaines dans les années 1990, il se considère comme une «personne de hockey». Selon lui, il n’y a personne de mieux placé que l’état-major du CH pour assurer le développement de sa progéniture.

«C’est sûr que tu veux voir ton enfant repêché le plus tôt possible, explique-t-il. Mais le plus important, c’est d’être choisi par la bonne équipe. Il aurait pu être repêché [en première ronde] par les Blackhawks de Chicago, mais cette situation aurait-elle été idéale? Probablement pas.»

«Il m’a appelé aujourd’hui [lundi] et m’a dit: “papa, c’est génial, plus de 200 partisans nous ont regardés à l’entraînement aujourd’hui!”. Lane incarne cette même passion pour le hockey qui habite les amateurs du CH, et ce, sur une base quotidienne.»

On verra dans quelques années si le natif du Michigan pourra gérer la pression du marché montréalais. Ces conclusions pourraient être tirées plus tôt que tard, puisqu’il n’entend pas nécessairement compléter son séjour universitaire de quatre années, selon les intentions des dirigeants du CH.