Canadiens de Montréal

«Je n'ai pas fini de grandir» - Lane Hutson

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On le compare souvent à Torey Krug, mais Lane Hutson identifie Adam Fox comme le défenseur qu’il aime le plus regarder. À 5 pi et 9 po et 5 pi et 11 po, Krug et Fox ne sont pas tombés dans la potion magique du vieux druide Panoramix comme l’avait fait Obélix.

À 5 pi et 8 po et 151 lb, Hutson n’a rien d’un géant à la ligne bleue. S’il n’a pas le physique typique de l’emploi, le choix de deuxième tour du Canadien au dernier repêchage (62e au total) compense avec une très bonne mobilité et une vision de jeu exceptionnelle.

De l’avis de plusieurs recruteurs sondés par «Le Journal» avant le repêchage, Hutson avait le coffre d’outils pour entendre son nom dès le premier tour, mais sa petite taille pouvait faire reculer certaines équipes.

Kent Hughes, Nick Bobrov et Martin Lapointe ont sauté sur l’occasion tard au deuxième tour, vendredi matin, en prononçant le nom du défenseur originaire du Michigan.

«Tu ne sais jamais ce qui peut survenir à un repêchage, a rappelé Hutson. Je croyais que c’était possible de sortir dès le premier tour, mais je me doutais aussi que je pouvais glisser en raison de mon physique. Je ne peux pas être plus heureux de me retrouver à Montréal.»

«J’ai trouvé ça incroyable comme sentiment. Juste d’entendre mon nom et de voir la réaction de la foule au Centre Bell. J’étais tellement heureux. J’avais l’impression que je venais de marquer un but et que les gens bondissaient de leur siège. C’était cool.»

Test réussi

Au camp de développement, Hutson ressortait du lot. Il n’était nullement intimidé à l’idée de jouer contre des joueurs plus gros que lui et il semblait toujours avoir la rondelle sur sa palette.

«J’aime jouer rapidement, je dois faire confiance en mes habiletés et j’ai aussi besoin de me concentrer sur mon jeu défensif», a mentionné le numéro 85 après un match intra-équipe mercredi sur la glace du Complexe sportif de Brossard.

Hutson avait de grands yeux juste à décrire la fierté qu’il a ressentie depuis le début de la semaine à endosser l’uniforme de sa nouvelle équipe.

«C’est assez incroyable de porter ce chandail pour une première fois. Quand je pense à toutes les légendes qui ont joué pour le Canadien, je me considère chanceux de suivre ce chemin. C’est un sentiment incroyable. On parle d’une équipe avec une riche histoire et en plus, le Canadien a le plus beau logo de la LNH.»

Encore en croissance

Hutson aura encore besoin de patienter avant de rêver à la LNH et au CH. À l’automne, le défenseur gaucher fera ses débuts avec les Terriers de l’université Boston, la même équipe que Luke Tuch, un autre choix de deuxième tour du Tricolore en 2020.

«BU est un bon programme, ils ont développé plusieurs joueurs pour la LNH, a-t-il rappelé. Et c’est mon objectif de m’y rendre. Avant ça, je dois devenir plus gros, plus fort et encore plus rapide. J’aurai aussi besoin de développer une mentalité d’un tireur. J’opte souvent pour une passe, mais si je peux avoir un tir encore plus puissant, je deviendrai plus dangereux.»

S’il ne deviendra pas le prochain Dustin Byfuglien, Hutson a espoir de grandir encore un peu. Lors des tests physiques à Buffalo, il se promenait avec les rapports d’un médecin pour en témoigner.

«J’avais un rapport d’un médecin [endocrinologue]. Ils ont pris des radiographies des os de ma main. Ça montrait qu’il y avait encore de la place pour la croissance. Je suis en retard dans ma croissance selon les médecins. Je n’ai pas fini de grandir. Dans un monde idéal, je pourrais mesurer 5 pi et 10 po d’ici deux ans.»

Voyez dans la vidéo ci-dessus deux beaux buts de Lane Hutson lors du camp de développement.