Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Alouettes de Montréal

Danny Maciocia annonce ses couleurs

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Si Martin St-Louis avait mis l’accent sur le développement des joueurs à son arrivée derrière le banc du Canadien de Montréal, c’est tout le contraire pour Danny Maciocia, qui n’a qu’un désir à son arrivée comme entraîneur-chef des Alouettes de Montréal : gagner.

Bien sûr, les situations sont très différentes. Le Canadien était déjà loin dans les bas-fonds du classement lors du changement d’entraîneur-chef. Les Alouettes, eux, reposent toujours au deuxième échelon de la section Est de la Ligue canadienne de football, malgré une piètre fiche de 1-3. C’est que les Tiger-Cats de Hamilton et le Rouge et Noir d’Ottawa n’ont toujours pas goûté à la victoire après quatre matchs.

Une victoire jeudi, au Stade Percival-Molson, pourrait donc relancer la saison des Moineaux. Et quoi de mieux pour se remettre sur pied qu’une visite de la pire équipe de la section Ouest : les Elks d’Edmonton.

«Tous les matchs sont très importants. On n’a pas 80 matchs. On en a 18. Là, on tombe sur un calendrier de 14 matchs [restants], a mentionné Maciocia, joint au bout du fil. C’est une saison de 14 matchs, c’est ce que j’ai dit aux joueurs, puis chaque match est très important. Tous ces matchs sont des "must win games" [matchs à gagner à tout prix].

«On veut gagner. On veut compétitionner chaque fois qu’on embarque sur le terrain. On veut se donner une chance de gagner. On veut mettre en place une structure où on va avoir du plaisir, mais quand le moment arrive où il faut travailler, on va travailler fort, on va pratiquer à cent miles à l’heure et on va jouer avec la même intensité qu’en pratique.»

Des changements à venir

Maciocia a d’ailleurs pu diriger ses deux premiers entraînements complets, lundi et mardi. 

S’il ne compte pas modifier le livre de jeux au complet, il souhaite tout de même y apporter quelques changements, et surtout, sa propre touche.

«On a modifié certaines choses, parce qu’il faut comprendre qu’il y a un match qui s’en vient jeudi, alors on n’ouvre pas un camp d’entraînement avec trois semaines et deux matchs hors-concours. On n’a pas le temps d’évaluer le système. 

«On a modifié un petit peu en sachant qu’on va continuer d’en ajouter de semaine en semaine, mais à date, tout le monde travaille très fort. Les pratiques sont assez intenses et c’est ce que je souhaitais avoir en place lors des deux derniers jours.»