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Tennis

Djokovic indétrônable à Wimbledon

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Novak Djokovic a décroché un septième titre à Wimbledon, dimanche.

Le Serbe est venu à bout de l’Australien Nick Kyrgios en quatre manches de 4-6, 6-3, 6-4 et 7-6 (3).

Djokovic, vainqueur des quatre dernières éditions du Majeur sur gazon, revient ainsi à une longueur du record de 22 trophées du Grand Chelem détenu par Rafael Nadal. Il en a désormais un de plus que Roger Federer (20).  

«Je n'ai plus les mots pour dire ce que ce tournoi et ce trophée représentent pour moi, a commenté Djokovic. Il a toujours été le plus important dans mon coeur. C'est ce tournoi qui m'a donné envie de jouer, quand j'ai vu Pete Sampras gagner. C'est alors que j'ai demandé à mes parents de m'acheter une raquette.»

«C'est un peu un dieu, sans mentir», a souligné Kyrgios dans ses tout premiers mots, lui qui jouait à 27 ans sa première finale de Grand Chelem.

De là à vouloir en jouer plus?

«Pas du tout! a rétorqué le fantasque Australien. Je suis tellement épuisé. Moi, mon équipe, nous sommes tous épuisés. Je suis très heureux de ce résultat et peut-être qu'un jour je reviendrai, mais ça je n'en sais rien.»

Comme son idole

Avec ce septième titre, Djokovic égale son idole Pete Sampras et se retrouve à une longueur du record masculin de Federer. La marque absolue est détenue par Martina Navratilova, qui a remporté le tournoi à neuf reprises.

Il égale également Sampras avec quatre titres consécutifs à Wimbledon. Seuls Björn Borg et Roger Federer en ont aligné cinq. 

Djokovic a en outre enregistré sa 86e victoire à Wimbledon, où seul Federer a été plus prolifique (105).

Le match promettait d'être explosif, entre le solide Serbe, casquette à l'endroit, et le turbulent Australien, casquette à l'envers.

Mais ce dernier a globalement observé toutes les règles, laissant parler son tennis. Et, d'entrée, c'est lui qui a parlé le plus fort! Kyrgios a accepté le combat, Djokovic a accepté de jouer au plus fin. L'Australien a fait le premier le bris pour mener 3-2 et a confirmé sur un service-volée sur une deuxième balle de service (4-2).

Dans le jeu suivant, il a réussi des coups improbables, comme un tweener face au court ou une gifle de coup droit, mais Djokovic veillait au grain et l’a puni à chaque fois.

Aucun dérapage

L'Australien a ensuite abandonné les fioritures et s'est appliqué dans son jeu déjà suffisamment créatif.

Avec son très gros service (29 as, 61 coups gagnants au total), il a conservé l'avantage sans avoir concédé la moindre balle de bris et a remporté le set sur un as.

Mais si Kyrgios s'appuie sur un gros service, celui de Djokovic est tout aussi dévastateur (15 as et 82% de réussite sur les points joués après sa première balle). Et comme il est meilleur retourneur que l'Australien et qu'il se déplace mieux, il a petit à petit pris le contrôle du match.

Après quelques points qui ont provoqué dans le public des ovations à fendre les murs du vénérable Centre Court qui célèbre son centenaire, Djokovic a égalisé à un set partout.

La nervosité a alors commencé à se faire sentir chez Kyrgios alors que son adversaire mettait sa main sur la rencontre.

Des échanges verbaux avec son clan, avec l'arbitre qui lui a donné un avertissement, Kyrgios a évité le dérapage incontrôlé, mais a perdu le troisième set.

Trop dépendant de son service et rarement menaçant sur celui de Djokovic, Kyrgios a réussi à atteindre le bris d’égalité du quatrième set, mais son adversaire ne lui a laissé aucun espoir.