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CF Montréal

CF Montréal: attaque et défense aux antipodes

Publié | Mis à jour

Le CF Montréal présente un beau paradoxe. Il possède la troisième attaque de la MLS avec 32 buts marqués et la troisième pire fiche défensive avec 33 filets accordés.

L’autre paradoxe, c’est que quand on consulte les statistiques avancées, l’équipe figure avantageusement dans la catégorie des buts attendus par l’adversaire.

C’est-à-dire qu’elle accorde peu de chances de marquer. Et pourtant, dans un match comme lundi soir à Los Angeles, le Galaxy a touché la cible sur chacun de ses quatre tirs cadrés.

«On prend trop de buts et c’est embêtant, a reconnu l’arrière central Rudy Camacho. On a un style de jeu quand même porté vers l’avant. On est souvent à un contre un derrière et dès qu’on n’est pas en bloc et qu’on ne met pas la pression qu’il faut devant, ça devient plus compliqué.»

Une conséquence

On peut donc déduire que si l’équipe accorde beaucoup de filets, c’est parce qu’elle en marque beaucoup. Oui, c’est une analyse un peu réductrice, mais c’est tout de même une conséquence du style de jeu pratiqué par le Bleu-blanc-noir.

«C’est clair que si on restait tous derrière, peut-être qu’on prendrait moins de buts, mais ce n’est pas ce qu’on veut et ce n’est pas ce que le staff veut», a insisté Camacho, qui ne veut pas que la formation change de style pour autant.

«On prend du plaisir et quand ça marche et que tout le monde est sur la même longueur d’onde, on domine nos adversaires.

«Nous derrière, il faut qu’on soit meilleurs que ça. C’est embêtant parce qu’on fait des bonnes prestations dans l’ensemble.»

Miller est prêt

Le défenseur Kamal Miller est revenu au jeu comme réserviste contre Los Angeles. Blessé, il avait raté les trois duels précédents.

«C’était une blessure qui ne me limitait pas tellement, alors je pouvais faire beaucoup de choses, mais je ne pouvais fonctionner à vitesse réelle de match», a-t-il expliqué.

Camacho espère que le retour de son partenaire de gauche stabilisera le jeu défensif même si sa seule présence ne peut pas tout régler.

«Si Kamal peut nous apporter une solidité défensive qu’on n’a pas en ce moment, c’est tant mieux. Mais c’est plus un problème collectif.»