Repêchage de la LNH

Slafkovsky, Wright ou Cooley?

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Comme carte postale, le Canadien et les dirigeants de la LNH pouvaient difficilement mieux trouver que le Belvédère du Centre des Sciences. À la veille du repêchage, Shane Wright, Juraj Slafkovsky et Logan Cooley ont rencontré les médias à cet endroit bucolique dans le Vieux-Port de Montréal.

«C’est la nature humaine, je marche à Montréal et je peux m’imaginer dans cette ville, a dit Wright. J’aimerais y être dans le futur pour y jouer au hockey. C’est une ville magnifique. Je regarde par la fenêtre, je vois l’eau, le pont et le Vieux-Port.»

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Wright aura encore du temps pour identifier l’eau comme le fleuve Saint-Laurent et le pont comme étant Jacques-Cartier.

À part l’aspect géographique, il y a aussi le côté hockey qui faisait écarquiller les yeux du centre des Frontenacs de Kingston.

«Je veux être le premier choix, je veux sortir au sommet, a répété l’Ontarien. C’est mon objectif. Je veux aussi gagner. J’apporterai cette attitude, cette mentalité. Je veux gagner la Coupe Stanley. Le Canadien a de bonnes pièces dans son casse-tête et des entraîneurs incroyables. J’ai aussi eu la chance de patiner au centre d’entraînement et je pourrais facilement m’imaginer là dans le futur.»

L’ailier pour Suzuki et Caufield

Il y a quelques mois, Wright détenait l’étiquette du premier de classe pour le repêchage de 2022. Mais depuis le mois de janvier, Juraj Slafkovsky et Logan Cooley sont considérés comme deux autres aspirants au trône.

À l’image de Kent Hughes qui a dit jongler encore entre les trois attaquants, Slafkovsky ne pouvait pas plus prédire sa prochaine destination entre Montréal, Newark et Glendale.

«Je n’ai aucune idée, a lancé le Slovaque. Le Canadien n’a pas dévoilé son jeu. Mais quand je regarde cette ville, je trouve ça beau. J’aimerais bien m’y retrouver.»

Slafkovsky, un gros ailier de 6 pi 4 po et doté d’un instinct naturel de marqueur, cadrerait bien sur le flanc gauche avec Nick Suzuki et Cole Caufield.

«Oui, je l’ai déjà dit, je serais un bon complément pour eux, a-t-il répliqué avec un grand sourire dans le visage. Je peux jouer avec eux. Nous formerions un très bon trio et nous pourrions obtenir de bons résultats ensemble.»

Pas deuxième

Cooley, un centre du programme américain des moins de 18 ans, n’a pas une philosophie différente de Wright et de Slafkovsky.

«Comme je l’ai déjà dit, personne n’aime être deuxième, alors ce serait assurément un moment spécial pour moi, a dit le joueur originaire de Pittsburgh. J’ai eu la chance de marcher dans les rues. J’ai vu l’aréna, la patinoire. Je connais la richesse de l’histoire de cette équipe. Il y a tellement eu de joueurs spéciaux.»

Lundi, Hughes avait mentionné que le CH chercherait à repêcher le meilleur joueur à 23 ou 24 ans, pas à 18 ans.

Cette citation du directeur général recrue a fait couler beaucoup d’encre. Cooley est souvent décrit par les recruteurs de la LNH comme l’attaquant avec le plus grand potentiel offensif à ce repêchage.

Le principal intéressé trouvait que cette déclaration cadrait bien avec lui.

«Je continue à devenir plus fort et à ajouter du poids, a mentionné le centre de 5 pi 10 po et 180 lb. Je considère que j’ai un potentiel très élevé. J’aime aussi ma progression au cours des deux dernières années.»

Des trois, Wright est le seul qui a conversé au téléphone avec Vincent Lecavalier, un ancien premier choix au total au repêchage de 1998.

«On ne doit pas lire entre les branches par rapport à ça, a dit Hughes à sa sortie d’une rencontre des DG de la LNH mercredi. Vincent pouvait se placer dans ses souliers et on voulait que Shane puisse partager son expérience pour en apprendre plus sur lui.»