Repêchage de la LNH

Mea culpa de Shane Wright

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On avait vu des centaines de prédictions menant au repêchage de la LNH, mais peu d’entre elles prévoyaient que Shane Wright glisserait jusqu’au quatrième rang, avec le Kraken de Seattle.

Considéré comme le meilleur espoir de son groupe d’âge depuis plusieurs années, l’étoile de Wright avait pâli en cours de saison. Plus l’encan approchait, plus le nom de Juraj Slafkovsky circulait comme une réelle menace au joueur de centre des Frontenacs de Kingston. Finalement, il n’était pas le seul.

«J’ai été repêché par une équipe de la LNH qui a beaucoup de potentiel. Je m’en vais dans une belle ville et je jouerai devant des partisans passionnés. Évidemment, tu veux sortir au premier rang, mais je ne pourrais être plus heureux qu’en ce moment», a dit l’Ontarien, qui a assuré avoir bien vécu le fait de voir trois joueurs être choisis avant lui.

Il s’était fait plusieurs scénarios. L’un d’eux, évidemment, était celui où il marcherait vers la scène sous les applaudissements de la foule du Centre Bell, prêt à enfiler le chandail du Canadien.

«Parfois, les équipes prennent le joueur qui cadre le mieux chez eux. Ce n’est pas ma décision. [...] C’est certain que ça va me donner une motivation supplémentaire. Je n’ai jamais eu de problème à être motivé. Mais ça va assurément allumer un feu supplémentaire.»

S’il n’en veut pas au Canadien, Wright a davantage compris sa décision lorsqu’il a procédé à la transaction pour Kirby Dach, un autre jeune centre droitier, avec les Blackhawks de Chicago.

«Kirby Dach est un centre de grand talent et un joueur établi. Ça ne m’a pas déçu. Montréal croyait que c’était la meilleure décision à prendre pour eux.»

Mea culpa

Wright n’a probablement que lui à blâmer pour sa glissade au repêchage. Tout au long de la plus récente campagne, il a laissé plusieurs recruteurs sur leur faim.

Pour certains, les critiques étaient trop virulentes. Pour Wright, toutefois, elles pouvaient être justifiées. Questionné à savoir si on avait vu son vrai visage cette saison, il n’a pas hésité une seule seconde.

«Même pas proche, non. Cette année, je ne me suis même pas approché de mon meilleur. Je peux être bien meilleur et je sais que je n’ai pas atteint mon plein potentiel encore. J’ai encore beaucoup de travail à faire. J’ai fait face à de l’adversité et je suis encore en train de me développer comme joueur.»

Voyez le regard qu'il a lancé à la table des Canadiens après sa sélection.

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Cooley jubile

De son côté, même si son nom n’était pas aussi populaire dans les derniers jours que ceux de Slafkovsky et de Wright, Logan Cooley faisait aussi partie des candidats potentiels pour le premier choix au total par le Tricolore.

«J’étais nerveux quand les gens de l’organisation du Canadien ont grimpé sur l’estrade, a raconté l’Américain. J’avais une chance de sortir là. Mais je suis vraiment heureux de me retrouver avec les Coyotes [de l’Arizona].»