SPO-2022 Kubota CHL/NHL Top Prospects Game Practice

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Repêchage de la LNH

Repêchage de la LNH: la revanche des défenseurs québécois

Publié | Mis à jour

Pour une raison difficile à expliquer, le Québec n’a jamais été une grande pépinière de défenseurs. Et ce, bien que des arrières de qualité originaires de la Belle Province aient foulé les patinoires de la LNH.

C’est encore le cas de nos jours. La saison dernière, seulement 11 défenseurs québécois ont disputé au moins 50 matchs dans le circuit Bettman. Six autres ont été limités à six et moins.

Cette rareté n’est pas une surprise pour quiconque ayant suivi assidûment les repêchages des 10 dernières années. Depuis 2012, seulement 48 arrières de la LHJMQ ont trouvé preneur, pour une moyenne inférieure à cinq par encan. Et dans la plupart des cas, on parle de choix tardifs.

Au cours de cette même période, seulement six ont été appelés au premier tour. Là-dessus, l’un était originaire de la Nouvelle-Écosse et un autre, de l’Île-du-Prince-Édouard.

D’ailleurs, il faut remonter à 1982 pour voir trois défenseurs du Québec réclamés parmi les 32 premiers, l’équivalent de l’actuel premier tour. Les heureux élus étaient Michel Petit (11e, Vancouver), René Badeau (28e, Chicago) et Jocelyn--- Gauvreau (31e, Montréal).

L’esprit de compétition

Par conséquent, il peut paraître surprenant d’apercevoir les noms de Maveric Lamoureux (20e), Tristan Luneau (24e) et Noah Warren (33e) parmi ceux susceptibles d’être appelés au premier tour.

«Depuis qu’on est jeunes, la cuvée de défenseurs de 2004, on a toujours été pas mal bons, même quand on faisait des tournois aux États-Unis ou ailleurs», a déclaré Warren, porte--couleurs des Olympiques de Gatineau.

«Maveric, Tristan et moi, on jouait dans les mêmes équipes d’été. On s’est possiblement améliorés en se poussant les uns, les autres, a-t-il ajouté. D’ailleurs, Tristan et moi, on continue de le faire chaque jour.»

Pour sa part, Lamoureux y voit davantage une question de reconnaissance globale de ce qui se fait au Québec.

«C’est une bonne chose. Au Québec, on commence à développer de plus en plus de bons joueurs, a-t-il souligné. On est rendus avec de très bons programmes, du hockey mineur à la LHJMQ, en passant par le midget AAA. Je crois qu’on s’est améliorés partout.»

Puisqu’il faut tenir compte du fait que la Centrale de recrutement de la LNH dresse une liste distincte pour les joueurs nord-américains et ceux évoluant en Europe, il serait étonnant que Luneau, Lamoureux et Warren entendent tous trois leur nom dès le premier tour.

Toutefois, dans le pire des scénarios, ils ne devraient pas passer trop de temps dans l’enceinte du Centre Bell, vendredi, quand se tiendront les rondes 2 à 7 du repêchage. 

Maveric Lamoureux

Droitier | 6 pi 7 po | 199 lb

SPO-2022 Kubota CHL/NHL Top Prospects Game Practice
Crédit photo : Photo d'archives
  • Voltigeurs de Drummondville
  • 20e espoir nord-américain

«Lamoureux est un gars qui patine bien, qui est habile avec la rondelle. C’est un défenseur très agile pour son gabarit.»

– Un employé d’une équipe de l’Est 

Tristan Luneau

Droitier | 6 pi 2 po | 189 lb

Tristan Luneau (8) des des Olympiques de Gatineau lors de la deu
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  • Olympiques de Gatineau
  • 24e espoir nord-américain

«Des trois, Luneau est le plus intelligent, le plus naturel. Il est doté d’un excellent sens du hockey. C’est un joueur capable de créer des occasions de marquer.»

– Un dépisteur d’une équipe de l’Est 

Noah Warren

Droitier | 6 pi 5 po | 224 lb

Crédit photo : Photo d'archives
  • Olympiques de Gatineau
  • 33e espoir nord-américain

«Warren est prêt musculairement. Il est grand, gros et fort. C’est sa force. Mais en plus, il patine bien. Il fait de bonnes premières passes. Il a des éléments pour devenir un joueur de la LNH.»

– Un recruteur de l’Ouest