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Canadiens de Montréal

L'intrigant Kirby Dach vu par un journaliste de Chicago

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Les transactions spectaculaires de Kent Hughes qui ont envoyé Kirby Dach aux Canadiens de Montréal soulevaient les passions dans la salle des médias du Centre Bell lors du repêchage, jeudi soir, à Montréal. 

Pour tuer le temps en attendant une mêlée de presse, le journaliste de The Athletic Chicago Mark Lazerus s’amusait à brosser le portrait de l’ex-attaquant des Blackhawks au journaliste de NHL Network Jon Rosen.

Son rapport se résumait essentiellement de la sorte : en Dach, les Canadiens obtiennent un gros joueur de centre qui peut fabriquer des jeux, mais qui peine à les terminer. 

«Son gros défaut, c’est qu’il a de la misère à marquer», a mentionné le scribe, ajoutant que l’attaquant rencontrait le même problème dans les rangs juniors avec les Blades de Saskatoon. 

Écoutant la discussion d’une oreille distraite, Julie Robenhymer du service de recrutement Elite Prospects a ajouté son grain de sel. 

«Parfois avec lui, c’est beaucoup de flafla, mais peu de substance (all razzle no dazzle).»

On retiendra notamment qu’en 2017-2018, Dach avait été limité à sept buts seulement en 52 matchs avec les Blades dans la WHL. L’année suivante, celle de son repêchage, il avait mieux fait en enfilant 25 buts en 62 rencontres. 

Dans la Ligue nationale de hockey, Dach a inscrit jusqu’ici 19 buts en 152 matchs avec les «Hawks», ce qui correspond aux impressions de Lazerus. Ce dernier reconnaît toutefois les habiletés individuelles très élevées de Dach, qui peut traverser la zone neutre en déjouant trois joueurs. 

À 21 ans, il demeure un jeune joueur prometteur qui a été choisi au troisième rang au total par les Blackhaws en 2019. L’état-major du Tricolore mise sur son potentiel inexploité et sa capacité de faire briller les francs-tireurs de l’organisation, notamment Cole Caufield et Juraj Slafkovsky. 

L’acquisition de Dach, combinée à la sélection de l’imposant Slovaque au tout premier rang, permet aussi au Tricolore de continuer d’ajouter du muscle à une attaque qui en avait cruellement besoin avec Caufield et Nick Suzuki comme chefs de file.