Canadiens de Montréal

Dominique Ducharme avait offert un poste à Martin St-Louis

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La poussière est visiblement retombée tout doucement pour Dominique Ducharme. Souriant et détendu, l’ancien instructeur en chef des Canadiens de Montréal a commenté pour la première fois son congédiement, mercredi, à l’occasion de sa classique de golf à Joliette.

«Je suis passé par un chemin qui est long. Ce n’est qu’une épreuve, a-t-il déclaré aux journalistes venus le rencontrer. J’en ai rencontré plein pendant ma carrière. Je vais continuer de grandir.»

Voyez son point de presse dans la vidéo, ci-dessus.

«Il y a eu beaucoup de hauts. Il y a un an, on se préparait à jouer le match numéro 5 de la finale. C’était une expérience extraordinaire. Puis, en début de saison, la première moitié de la saison a été plus difficile avec les changements. La direction aussi.

Parlant d’expérience, Ducharme a imagé qu’on ne l’acquiert pas comme on achète une pinte de lait au magasin.

«Il y avait plusieurs embûches pendant la première moitié de la saison. Pour prendre de l’expérience, tu ne peux pas aller au Walmart t’en acheter. Il faut que tu passes au travers de choses comme ça.»

Ducharme aurait-il pu faire les choses différemment ou revoir certaines stratégies critiquées? Le pilote de Joliette laisse entendre qu’il lui arrive de se remettre en question.

«On le fait toujours. On a fait la même chose après la finale de la Coupe Stanley. On l’a fait l’an dernier après la saison. Que ce soit positif ou plus compliqué, tu fais toujours ça comme entraîneur. Sinon, tu n’avances pas.»

Il a offert un poste à St-Louis

Ducharme n’a pas révélé s’il a eu une discussion avec Martin St-Louis, son successeur qui est un ami de longue date datant de leurs années à l’Université du Vermont. On a pu apprendre, cependant, qu’il lui a proposé un emploi avant la dernière saison.

«On a été un peu en contact, a-t-il informé vaguement. J’avais contacté Martin l’été dernier pour qu’il se joigne au groupe d’entraîneurs. C’est un bon gars de hockey et je lui souhaite la meilleure des chances.

«Il avait des choses à faire et il a décidé de ne pas se joindre à notre groupe. Je comprends aussi.»

À savoir ce que l’avenir réserve à Ducharme, il dit avoir eu «des discussions» avec des équipes, mais il patientera afin de dénicher l’emploi qui correspond le mieux à ses objectifs.

«C’est certain que la piqûre est encore là, d’informer Ducharme. J’ai fait ça toute ma vie. Je veux retourner comme entraîneur-chef dans la Ligue nationale. L’année passée, quand on est venu au tournoi, ici, on n’était qu’à trois victoires de la coupe Stanley. Mon but c’est d’avoir ces trois victoires-là qu’il manquait.»

Peu de communication avec Gorton et Hughes

Le défenseur Jeff Petry est parmi les vétérans qui ont critiqué «la structure» sous les ordres de Ducharme, mais ce dernier assure qu’il n’a jamais été en froid avec lui.

«J’avais une bonne relation avec les joueurs. Avec Jeff, c’était une situation qui était difficile avec le début de saison et sa situation familiale. Ce n’était pas évident pour lui, a-t-il fait valoir tout en défendant son ancien joueur.

«J’ai toujours essayé de communiquer le mieux possible avec tout le monde. Il n’y avait rien de personnel entre moi et lui. C’était peut-être une situation sur 100 pendant une saison.» 

Pas de retour dans le junior en vue

Ducharme admet qu’il aurait souhaité une meilleure communication avec le nouveau régime, soit le vice-président Jeff Gorton et le directeur général Kent Hughes.

«Il n’y en a pas vraiment eu. J’aurais aimé ça avoir cette rencontre-là avec Kent. Au moins pour lui dire comment je voyais les choses et comment je percevais l’avenir.

«On le voit ailleurs aussi. Quand de nouveaux gens arrivent, ils veulent tourner la page sur l’ancienne direction.»

Pendant qu’il attend la bonne offre d’emploi, il ne faut pas s’attendre à voir Ducharme retourner dans les rangs juniors de sitôt.

«Je suis dans une situation où j’ai encore deux années de contrat, clarifie-t-il.

«Je suis ouvert à tout, mais je sens que côté junior, j’ai fait tout ce que j’avais à faire.»