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Derek Lalonde ne veut pas recréer le Lightning à Detroit

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Que les partisans des Red Wings se le tiennent pour dit : Derek Lalonde n’est pas à Detroit pour recréer le Lightning de Tampa Bay. Le nouvel entraîneur-chef de l’équipe, un ancien protégé de Jon Cooper, sait qu’il devra être patient avec son groupe en reconstruction.

Dès la deuxième saison complète de Cooper à la barre, en 2014-2015, les «Bolts» ont atteint la finale de la Coupe Stanley. Maintenant que son adjoint des quatre dernières années, Lalonde, a été engagé par les Wings, certains pourraient s’attendre à ce que ce dernier donne un coup de baguette magique et que tous les problèmes disparaissent d’un coup.

«Je m’attends à ce qu’il fasse les choses à sa façon, pas nécessairement à la façon du Lightning de Tampa Bay ou celle de Jon Cooper. J’ai engagé Derek pour sa façon de faire, et je crois qu’il est suffisamment intelligent. Il est là où il est parce qu’il a su s’ajuster, apprendre et grandir de cette expérience», a expliqué le directeur général Steve Yzerman au moment de la présentation devant les médias de Lalonde, vendredi.

Cette expérience, l’Américain l’a bâtie en étant pilote dans les rangs universitaires, dans la USHL, l’ECHL et la Ligue américaine. Il a ensuite rejoint le Lightning en 2018-2019, aidant l’équipe à atteindre le niveau supérieur et gagner deux championnats consécutifs.

Un futur rose?

Pendant le règne de Jeff Blashill, les saisons à Detroit se sont suivies et se sont ressemblées. Le club du Michigan a raté le bal printanier ces six dernières années. Pour Lalonde, il est encore trop tôt pour penser à briser cette séquence malheureuse.

«Nous sommes devenus bons à Tampa [...] quand nous avons mis l’accent sur le processus. Je sais que ça sonne cliché, mais m’asseoir ici et parler de faire les séries et notre position au classement ou notre nombre de victoires, je crois que c’est insensé, ça peut nous faire mal. Ça peut aller du mauvais côté», a estimé l’homme de 49 ans.

Ce qu’il y a de prometteur du côté des Red Wings, c’est la banque d’espoirs. Moritz Seider, qui a été récipiendaire du trophée Calder cette saison, et Lucas Raymond seront au centre de la reconstruction. Des joueurs comme le capitaine Dylan Larkin, Jakub Vrana, Tyler Bertuzzi et Filip Hronek forment le noyau autour duquel Lalonde pourra s’appuyer.

«Évidemment, ce ne sont pas tous les morceaux qui sont en place, mais en même temps, nous avons des morceaux intéressants sur lesquels bâtir. C’est ce qui m’a attiré vers cet emploi, parce que je pouvais voir une fondation», a-t-il mentionné.

Celui qui aura beaucoup de travail cet été, c’est Yzerman. Le DG a énormément d’espace sous le plafond salarial et devra déterminer s’il souhaite poursuivre l’aventure avec certains vétérans.

Pour la première fois depuis des années, il y a peut-être une lumière au bout du tunnel à Detroit.