Crédit : MARTIN ALARIE / AGENCE QMI

Alouettes de Montréal

Eugene Lewis : le meilleur receveur de passes de la LCF?

Publié | Mis à jour

Avec 307 verges de gains en trois matchs, le receveur de passes des Alouettes de Montréal Eugene Lewis approche le match de samedi contre les Roughriders, en Saskatchewan, alors qu’il exerce une domination dans cette colonne des statistiques au sein de la Ligue canadienne de football.

Avec un deuxième rendez-vous en autant de semaines face aux Roughriders, Lewis sera à nouveau surveillé de près par l’adversaire et, cette fois, par la foule hostile du Mosaic Stadium, à Regina.

«Mon premier objectif est toujours de remporter la Coupe Grey, mais à titre personnel, je veux simplement être le meilleur receveur de passes dans cette ligue, a indiqué Lewis, sans détour, lors d’une entrevue accordée à l’Agence QMI. Je crois l’être et je veux dominer la ligue au niveau des verges, des touchés et tout le reste. C’est ce que je m’impose, je dois faire les jeux quand j’ai des opportunités et je dois connaître du succès pour aider mon équipe.»

Malgré les performances du natif de la Pennsylvanie, les Alouettes ont subi des défaites crève-cœur en début de saison, si bien qu’ils conservent une fiche de 1-2. Leur unique victoire a ainsi été obtenue contre les Roughriders (2-1), le jeudi 23 juin à Montréal, par le pointage de 37 à 13. Au cours de cette partie, Lewis avait capté quatre passes en cinq tentatives pour un total de 68 verges.

Leadership et bon coéquipier

Âgé de 29 ans, Lewis fait logiquement partie des joueurs qui laissent croire que la formation montréalaise pourrait connaître une campagne fructueuse.

«J’ai vu Geno grandir depuis que je suis arrivé ici en 2018 et c’est absolument fantastique, a ainsi vanté l’entraîneur-chef Khari Jones. Il a évolué non seulement comme joueur de football, mais il prend désormais un rôle de leader dans l’équipe. Il est assurément l’un des meilleurs receveurs de la ligue et c’est aussi, par-dessus ça, une bonne personne.»

«Si un jeu ne fonctionne pas à cause d’une mauvaise passe, il est celui qui dit qu’il aurait dû faire l’attrapé pour moi, vient corroborer le quart-arrière Trevor Harris. Ça démontre bien le type de gars qu’il est. Il veut constamment s’améliorer et élever son jeu. Il joue bien le ballon dans les airs, probablement mieux que n’importe qui avec qui j’ai joué. Je n’ai qu’à lancer au-dessus de sa tête et il fait les jeux.»

«Il sait qu’il n’a peut-être pas encore atteint son plein potentiel et il continue à travailler sans cesse sur son développement. Il est l’un des meilleurs receveurs de la Ligue canadienne, cela ne fait aucun doute», a affirmé le vétéran.

Les petits gestes

Jones avoue être épaté continuellement par Lewis qui, en 2021, avait complété la saison avec 964 verges amassées en seulement 13 rencontres.

«Il n’y a plus beaucoup de choses qui me surprennent avec lui, a dit l’entraîneur. Il a un tel contrôle de son corps et peut faire plein de choses après avoir capté le ballon, comme ces petits gestes pour éviter les plaqués. C’est plaisant de le diriger.»

L’importance d’une attaque équilibrée

En se rapportant au concept d’équipe, le receveur de passes Eugene Lewis note la nécessité pour les Alouettes de conserver une attaque diversifiée pour connaître du succès. Il détourne ainsi les projecteurs vers le jeu au sol en marge du match de samedi face aux Roughriders, en Saskatchewan.

«Malgré l’importance de [William] Stanback pour cette équipe, il faut donner le crédit à Jeshrun [Antwi] par sa manière de combler cette perte, a-t-il fait valoir, rappelant que le principal porteur de ballon des Alouettes est sur le carreau pour encore au moins un mois. Au football, il faut conserver l’équilibre à l’attaque le mieux possible. Si tu lances trop ou si tu cours trop avec le ballon, la défensive va s’ajuster avec des formations précises. C’est énormément important de garder un équilibre.»

«Selon moi, toutes les équipes qui remportent des championnats sont bien balancées, a observé à son tour le quart-arrière Trevor Harris. Il n’y a que très peu d’exceptions, que ce soit au niveau universitaire ou professionnel. Nous avons les gars en place pour ça, dont des bons joueurs sur la ligne offensive. Nous n’avons aucune excuse pour ne pas courir avec le ballon et parfois, en le faisant, ça permet aussi de mettre la défensive sur ses gardes et avoir plus de temps [pour le quart-arrière] dans la pochette.»