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Avalanche: une patience payante

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En poste depuis le début de la campagne 2016-2017, l’entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado, Jared Bednar, était bien loin d’un titre de la Coupe Stanley quand il a effectué ses débuts comme pilote du club, sauf que l’attente en a valu la peine.

À l’époque, les «Avs» ne représentaient aucunement une puissance de la Ligue nationale de hockey. 

D’ailleurs, ils avaient terminé le calendrier régulier au dernier rang du classement général avec seulement 22 victoires. Le tout suivait son embauche un peu impromptue, réalisée après la démission de Patrick Roy un mois avant le camp d’entraînement.

Cependant, les fondations d’une équipe championne étaient déjà en place avec la présence des Gabriel Landeskog, Nathan MacKinnon et Mikko Rantanen, entre autres. 

Ils ont permis à l’équipe de remonter les échelons rapidement, celle-ci enchaînant avec 43 gains et une participation aux séries en 2017-2018, puis, quelques années plus tard, le trophée des Présidents l’an passé. 

La suite est connue et l’apothéose de dimanche est le résultat d’une bonne compréhension de toute l’organisation, d’après Bednar.

«J’aimerais remercier Joe [Sakic] et le groupe de propriétaires pour m’avoir fait confiance. Je pouvais être le gars capable de nous aider à gagner et ils sont restés patients à mon égard en me donnant l’occasion de revenir année après année. 

Crédit photo : Photo AFP

Souvent, cette ligue ne pardonne pas, a-t-il mentionné au site NHL.com en évoquant Sakic, son directeur général. On a bâti à partir de ça.»

Aussi, la persévérance et le fait d’avoir misé sur le même noyau au fil des ans rend l’entraîneur bien fier de cette conquête de la coupe Stanley, la première de la concession depuis 2001.

«C’est le plus important et c’est réellement satisfaisant, car ça avait été une année [2016-2017] difficile et depuis, on a construit la formation. Le parcours a été rempli de bons moments et d’événements qui ont brisé le cœur, a rappelé Bednar. 

«On a pu gagner avec ces gars-là et quelques-uns étaient là quand j’ai commencé en tant que recrue. On a pioché comme groupe - moi, Joe et son personnel, ainsi que tous les joueurs ayant fait partie du club – dans cette longue aventure et il y a un immense sentiment du devoir accompli.»

Soutenu par ses joueurs

Du côté des troupiers, ils se félicitent certes de leurs succès, mais sont heureux d’avoir vu la direction prôner la patience, même dans les périodes décevantes. 

Les récentes années auraient été plus intéressantes sans des éliminations jugées trop hâtives, mais le passé est désormais bien lointain dans les souvenirs de chacun à Denver.

REMISE DE LA COUPE STANLEY -

«La saison 2016-2017 a été le fond du baril et nous ne pensions pas être ici un jour, certainement pas dans cinq ou six ans, a admis Landeskog. 

Par contre, cela montre la patience des gestionnaires avec Jared. Ils ont été conciliants avec nous, ils n’ont pas tout chambardé après une défaite au deuxième ou au troisième tour. Ils ont continué de croire en nous.»