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Jan Mysak: un bourreau au travail

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Nous sommes le 25 mai. Les Bulldogs de Hamilton viennent de l’emporter 6 à 4 sur le Battalion de North Bay pour prendre une avance de 3 à 0 dans la demi-finale de la Ligue de l’Ontario. Malgré tout, Jan Mysak n’est pas satisfait.

L’espoir du Canadien estime ne pas avoir assez joué ce soir-là et il en veut plus. Dehors, la pluie tombe sur Hamilton.

«Il voulait retourner à la maison à la course, se rappelle l’entraîneur-chef des Bulldogs, Jay McKee. On l’a laissé faire parce qu’il en voulait plus. Il estimait ne pas avoir joué assez ce soir-là. C’est le genre de gars qui fait toujours de l’extra.»

Cette séquence n’avait rien de surprenant, autant pour McKee que pour le reste du personnel des Bulldogs.

«Il a été très bon pour nous, surtout en début de saison. Il est arrivé ici et il a été l’un de nos meilleurs hors de la glace. Il prend beaucoup de fierté à bien se préparer chaque jour. [...] Je l’ai vu monter des escaliers avec des poids sur les chevilles avant des matchs. C’est un modèle et c’est pour cette raison qu’il porte un A sur son chandail. C’est un joueur incroyable à avoir dans le vestiaire, particulièrement pour bâtir la culture des Bulldogs d’Hamilton.»

«J’ai toujours été comme ça, même en République tchèque, renchérit le joueur de centre. Pour moi, c’est une façon de bien me sentir après le match et de me préparer pour le prochain.»

Expérience enrichissante

Choix de deuxième ronde des Canadiens lors du repêchage de 2020, Mysak a eu la chance de goûter au hockey professionnel nord-américain plus tôt que prévu, l’an dernier, quand il disputé 22 matchs avec le Rocket de Laval pendant que la saison de l’OHL était annulée en raison de la pandémie.

«Ç’a été une belle expérience. Ça m’a permis de voir que je devais continuer de travailler afin d’être plus fort, plus gros et plus rapide. Le prochain niveau, c’est un autre monde. J’ai pris beaucoup de trucs sur comment bien travailler dans le gymnase et sur la patinoire, bien m’alimenter et avoir des habitudes de pro.»

S’il a pu ajouter de l’expérience en banque l’an dernier, le dernier camp du Canadien a réellement été révélateur pour le joueur de centre.

«J’ai réalisé que je devais travailler beaucoup sur mon jeu défensif puisque ç’a été une grosse lacune pour moi contre de bons joueurs. C’était difficile de défendre contre eux. Par exemple, quand on a joué contre Toronto Mitch Marner était dans la formation et quand il patinait en zone offensive, c’était compliqué pour moi de savoir qui était le joueur à couvrir.»

Constance à trouver

Pour Jay McKee, l’une des choses que son no 19 devra améliorer s’il désire faire carrière chez les professionnels, c’est sa constance.

«Offensivement, il peut marquer pendant plusieurs matchs et ensuite s’effacer un peu. C’est aussi un jeune très fier et il est peut-être trop dur envers lui-même. Parfois, il se doit de relaxer un peu et simplement jouer. Sans dire que c’est un perfectionniste, disons qu’il s’attend constamment au meilleur de lui-même. Ce qui n’est pas une mauvaise chose. Il a le caractère d’un champion.»