Crédit : Ian Kucerak/Edmonton Sun/QMI Agency

Alouettes de Montréal

Un ancien des Alouettes au Temple de la renommée

Publié | Mis à jour

Dès sa première année d’admissibilité, l’ancien secondeur des Alouettes de Montréal Chip Cox sera admis au Temple de la renommée du football canadien, a-t-on annoncé mardi.

L’Américain fait partie de la cuvée 2022, qui sera intronisé le 16 septembre au Tim Hortons Field de Hamilton.

«Ça valide tous les efforts que j’ai faits, a souligné Cox, lundi, lors d’un entretien avec les médias. D’être sélectionné dès ma première année d’admissibilité, c’est la cerise sur le sundae.»

L’homme de 38 ans a rappelé que rien ne laissait présager qu’il connaitrait un jour une carrière lui permettant de faire partie des immortels d’un circuit.

«Je suis un gars qui n’a pas obtenu un poste de partant avant d’être un senior à l’école secondaire et j’ai joué au football toute ma vie. Je n’ai jamais été élu sur les équipes d’étoiles à l’université, mais je n’ai jamais arrêté. Je savais que le jour où j’allais obtenir ma chance qu’on ne me retirerait pas du terrain.»

C’est exactement ce qui s’est produit avec les «Als» lorsqu’il a été embauché par le directeur général Jim Popp en 2006. Cox a passé l’ensemble de sa carrière dans la Ligue canadienne de football (LCF) à Montréal. Il a terrorisé les attaques adverses jusqu’en 2018, effectué au passage 926 plaqués défensifs, 23 interceptions et 32 sacs du quart. Il a également provoqué 28 échappés et inscrit six touchés.

Cox a remporté deux coupes Grey (2009-2010), étant sélectionné trois fois sur l’équipe d’étoiles de la LCF et remportant le titre de joueur défensif par excellence de la ligue en 2013.

Crédit photo : Martin Chevalier / JdeM

Le parfait SAM

Quatre ans après sa retraite, les entraîneurs de la LCF utilisent encore des séquences de Cox pour montrer ce que doit faire un secondeur du côté fort du terrain (SAM) pour exceller.

Le natif de Columbus n’a cependant pas amorcé sa carrière à cette position, ayant disputé ses premières saisons comme demi défensif. C’était pourtant le plan de Popp d’utiliser Cox comme SAM, mais l’athlète a refusé.

«J’arrivais des États-Unis et je ne comprenais pas bien le football canadien encore», a-t-il expliqué.

En 2009, l’ancien DG des Alouettes est toutefois revenu à la charge.

«Jim m’a dit que c’était pour jouer à cette position qu’il m’avait fait venir à Montréal et qu’il s’agissait du moment où il avait vraiment besoin que j’y sois. Quand on te dit ça, tu dois le faire pour l’équipe», s’est souvenu Cox.

«Il avait raison, c’était la position parfaite pour moi. C’est amusant, parce qu’à ma première année au secondaire, j’ai dit à mon entraîneur que je voulais couvrir les meilleurs receveurs, mais que j’aimais aussi blitzer.»

«Ce n’était pas possible dans le football qui se joue aux États-Unis, mais ce le fut dans la LCF», a conclu l’homme dont l’histoire est le parfait exemple de ce qui fait l’unicité du circuit canadien.

La cuvée 2022 du Temple de la renommée du football canadien:

  • Chip Cox
  • Paul McCallum
  • Ricky Ray
  • Dick Thornton
  • Tim Tindale
  • Dave Ritchie (bâtisseur)
  • Roy Shivers (bâtisseur)
  • Glen Suitor (membre des médias)
  • Ed Willes (membre des médias)